Jeune femme tuée par des chiens dans l'Aisne : le parquet annonce l'ouverture d'une information judiciaire

La forêt de Retz dans l'Aisne où le corps d'une femme de 29 ans a été retrouvé samedi 16 novembre 2019 / © Éric Henry / FTV
La forêt de Retz dans l'Aisne où le corps d'une femme de 29 ans a été retrouvé samedi 16 novembre 2019 / © Éric Henry / FTV

Samedi dernier, en forêt de Retz sur la commune de Saint-Pierre-Aigle près de Soissons dans l'Aisne, une jeune femme enceinte âgée de 29 ans a été retrouvée morte suite à plusieurs morsures de chiens. Ce mercredi, le parquet annonce l'ouverture d'une information judiciaire.

Par Eline Erzilbengoa

Le parquet de Soissons annonce ce mercredi l'ouverture d'une information judiciaire contre X. L'enquête est confiée à un juge d'instruction pour "homicide involontaire par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement résultant de l'agression commise par des chiens."

Le corps sans vie d'une jeune femme a été découvert en forêt de Retz sur la commune de Saint-Pierre-Aigle dans l'Aisne samedi après-midi. Elle était partie en promenade avec son chien, un American Staffordshire.

C'est le compagnon de la victime qui a fait la macabre découverte. La jeune femme l'avait appelé un peu plus tôt pour lui signaler la présence de chiens menaçants. Il avait alors quitté son travail à Roissy (Val d'Oise) pour se rendre sur les lieux.
 

Selon les résultats de l'autopsie, la jeune femme est décédée suite à une hémorragie consécutive à "plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu'à la tête, certaines morsures étant ante mortem et d'autres post mortem", précise le communiqué de Frédéric Trinh, procureur de la République de Soissons. Il s'agirait d'au moins deux chiens.
 

Un message posté sur Facebook

Plusieurs scénarios sont envisagés. Une heure avant sa mort, la victime avait posté un message sur Facebook indiquant qu'elle avait eu une altercation avec un homme qui promenait son malinois sans laisse. "C'est une piste qui n'est pas écartée", affirme le procureur joint par téléphone, ceci étant, l'homme qui est évoqué dans ce message n'a pas été identifié et donc n'a pas pu être entendu."

L'homme en question est actuellement recherché. L'enquête de flagrance du chef d’homicide involontaire par agression de chien a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie d'Amiens.
 

Des prélèvements sur 67 chiens

Ce mercredi, les investigations techniques de prélèvements génétiques sur les chiens se sont acheveés. Dans un premier temps, le procureur indiquait que les prélèvements ADN avaient été effectués sur 93 chiens. Ils sont finalement 67 : ceux appartenant à la victime (elle en possédait cinq avec son compagnon) ainsi que des chiens ayant participé à une chasse à courre qui était organisée à proximité. "À notre connaissance, l’accident tragique qui est survenu n'a aucun rapport ni avec nos chiens, ni avec la chasse à courre", a déclaré lundi la Société de Venerie. 

Des analyses génétiques et la comparaison des prélèvements pourront ainsi permettre l'idenfication des chiens. Celui de la victime, présent au moment du drame, fait l'objet d'un examen comportemental. "Il est actuellement entre les mains des vétérinaires, cet examen permettra de savoir quel rôle il a eu dans cette agression", indique le procureur de la République de Soissons.
 

Originaire du Béarn

La jeune femme, enceinte de plusieurs mois, était originaire de Rébénacq dans les Pyrénées-Atlantiques. Elle prévoyait de revenir dans son village, où ses parents tiennent un commerce, pour la naissance de son enfant. Les habitants de la commune située près de Pau sont aujourd'hui sous le choc.
 

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