Attentats du 13 novembre : la capture de jihadistes pourrait lever certaines zones d'ombre

De nombreuses zones d'ombre sont encore présentes dans l'enquête sur les attentats de Paris. / © MAXPPP
De nombreuses zones d'ombre sont encore présentes dans l'enquête sur les attentats de Paris. / © MAXPPP

Le procureur de Paris, François Molins, a espéré vendredi que l'éventuelle capture de jihadistes en zone irako-syrienne, puisse permettre d'éclairer certaines zones d'ombre demeurant dans l'enquête sur les attentats du 13 novembre 2015.

Par Jeanne Blanquart avec AFP

"Il y a toujours des zones d'ombre dans les dossiers. (...) On peut toujours espérer que l'arrestation de certaines personnes, si elles acceptent de coopérer et de parler, puisse apporter des éléments positifs et des clés de lecture supplémentaires pour comprendre tout ce qu'il s'est passé", a déclaré sur France info M. Molins, à la tête du parquet antiterroriste.

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Selon lui, ces témoignages pourraient notamment être utiles pour "éclairer soit le rôle de certains qu'on cherche et qu'on continue à chercher aujourd'hui, soit l'organisation de cette association terroriste et toutes les activités criminelles qui ont été les siennes". Les attentats qui ont frappé Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés, ont été revendiqués par l'organisation Etat islamique (EI).


Des liens avec la Belgique


Une quinzaine de suspects sont mis en examen ou visés par un mandat d'arrêt dans cette enquête tentaculaire. "On a vraiment été confronté dans ce dossier à une cellule terroriste d'une ampleur inédite, avec des investigations qui ont révélé de très fortes connexions entre les attentats (...) du 13 novembre mais aussi d'autres attentats en France et en Belgique", a dit M. Molins.

Certains noms, comme celui du Belgo-marocain Abdelhamid Abaaoud, donneur d'ordre présumé de l'attaque déjouée dans le train Thalys Amsterdam-Paris en août 2015 et cerveau des attentats du 13 novembre 2015, apparaissent en effet dans plusieurs dossiers. Lors d'une rencontre avec les parties civiles en octobre, les juges d'instruction ont dit espérer clore leur enquête au printemps 2019.

Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos, est détenu à Fleury-Mérogis, en banlieue parisienne. Il sera jugé en décembre à Bruxelles, pour des tirs sur des policiers en mars 2016, lors de la fusillade qui avait précipité la fin de ses quatre mois de fuite. Il a demandé à assister au procès. Les discussions se poursuivent entre la France et la Belgique pour fixer les modalités exactes de son transfert.


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