Belgique : un nouveau bond des saisies de cocaïne à Anvers en 2019

© EMMANUEL DUNAND / AFP
© EMMANUEL DUNAND / AFP

La douane belge a confié n'être capable de contrôler que 1% à 2% des conteneurs.

Par AFP

Les saisies de cocaïne dans le port d'Anvers en Belgique ont atteint un nouveau record en 2019, à près de 62 tonnes, soit un bond de 23% par rapport à l'année précédente, a annoncé mercredi le ministère belge des Finances.

La drogue, dissimulée dans diverses marchandises, provient, pour près de 60% des volumes interceptés, de trois pays sud-américains: Brésil (15,9 tonnes), Equateur (10,5) et Colombie (10,5). "Un top 3 plus ou moins inchangé", précise le ministère dans un communiqué.

Si les saisies sont en augmentation exponentielle ces dernières années (61,8 tonnes en 2019 contre 50,1 en 2018, 8,1 en 2014), les contrôles ne portent que sur une part infime des conteneurs entrant chaque année à Anvers, deuxième port de marchandises d'Europe après Rotterdam.

 

Une infime partie contrôlée


Les douanes belges sont en mesure aujourd'hui de contrôler seulement "1 à 2%" de ces millions de conteneurs, a reconnu mercredi leur administrateur général, Kristian Vanderwaeren, cité par la chaîne flamande VRT.

Mais le déploiement en cours de nouvelles technologies devrait permettre à l'avenir de scanner davantage de marchandises importées.

Cela inclut le recours à l'intelligence artificielle et au "e-nose", ou nez électronique, des appareils remplaçant le flair des chiens, a encore indiqué le ministère des Finances.

 

160 km de quais


Avec ses 160 km de quais, le port d'Anvers, poumon économique de la Flandre, a enregistré un trafic total de quelque 235 millions de tonnes de marchandises en 2018, contre 214 millions en 2016.

La cocaïne en provenance d'Amérique latine est souvent cachée dans des cargaisons de fruits tropicaux. Les douaniers à Anvers saisissent également des drogues produites en Europe en partance pour l'étranger, notamment de la MDMA.

Les trafiquants font preuve d'une grande ingéniosité : certains ont ainsi confectionné cette drogue de synthèse sous forme de fausses pralines au chocolat blanc alignées dans des boîtes leur donnant l'apparence de vraies friandises, selon des images de saisies montrées par la VRT. La livraison était destinée à la Nouvelle-Zélande.
 

Sur le même sujet

Les + Lus