Bombardier : le cadre licencié pour avoir participé à une manif doit être réintégré

Le tribunal des Prud'Hommes a rendu son avis sur le licenciement de José Desilly par Bombardier pour avoir bloqué l'accés à l'entreprise, avec d'autres salariés. Il va être réintégré le 3 septembre prochain.

José Dessilly, lors d'un manif de soutien devant Bombardier, le 26 juin dernier.
José Dessilly, lors d'un manif de soutien devant Bombardier, le 26 juin dernier. © France 3
Les prud'hommes ont donné raison à José Desilly dans son contentieux avec Bombardier Crespin. « Le conseil des prudhommes dit que la grève est licite. Il ne retient pas la faute grave. Il dit que le licenciement est nul et il ordonne la réintégration de monsieur Dessilly au sein des effectifs pour le 3 septembre et sous astreinte de 20 € par jour de retard », a lu l'avocate du cadre devant le Conseil des prud'hommes ce mercredi matin, rapporte La Voix du Nord. Il ordonne aussi le versement des salaires perdus jusqu’au jour de la réintrégration hors les jours de grève. Il ordonne le versement à la CGT de Bombardier la somme de 1 000 €. » 

José Dessilly, agent de maîtrise, qui travaille depuis 39 ans dans l'entreprise, n'avait pas compris pourquoi il avait été licencié en juin dernier. Bombardier lui reprochait d'avoir participé à une grève illicite, ce qu'il avait toujours contesté. De nombreux collègues l'ont soutenu et ont fait grève pour demander sa réintégration. 

"On a gagné !"

"On a gagné, a réagi Ludovic Bouvier, USTM-CGT. C'est une excellente chose pour tous les salariés. C'est une grande victoire pour le droit de grève qui reste un droit fondamental. Et c'est ce qu'a dit le tribunal."

Bombardier a annoncé son intention de faire un recours devant la Cour d'appel.


Poursuivre votre lecture sur ces sujets
social économie