Comment évolue le foyer de grippe aviaire qui touche les Hauts-de-France, la Belgique et le Luxembourg ?

Lentement, mais sûrement, de nouveaux foyers de grippe aviaire font leur apparition en France. Le 2 septembre, la Belgique signalait un foyer hautement contagieux sur son territoire. La maladie progresse-t-elle ? Votre commune est-elle concernée ?

"Le 9 septembre, le ministère de l'Agriculture a décidé d'élever le niveau de risque de "négligeable" à "modéré" sur l'ensemble du territoire métropolitaine", nous apprend la préfecture du Pas-de-Calais par communiqué le 17 septembre. De nouvelles précautions sont donc à appliquer scrupuleusement dans les communes de la zone surveillée. Dans ces villes, tous les oiseaux et volailles d'un même élevage ou d'une même habitation doivent être tenus dans un lieu clos. Toute présentation ou concours d'oiseaux sont interdits. Les oiseaux qui ne peuvent pas être confinés ou protégés sous filet dans les parcs zoologiques doivent obligatoirement être vaccinés. 

Tout commence le 2 septembre dernier. La préfecture du Nord signale que la Belgique vient de déclarer "un foyer de grippe aviaire hautement pathogène H5N8 chez un marchand d'oiseaux pour détenteurs particuliers à Menin". Le commerçant vendait chaque semaine ses oiseaux sur plusieurs marchés : Florenville, Arlon, Chimay, Tournai, Bastogne, Charleroi et Anderlecht. Afin de garder le contrôle sur une épidémie qui pourrait causer de grands dommages aux éleveurs, une zone de surveillance impactant plusieurs communes du Nord est d'abord définie : 

79 communes du Pas-de-Calais sont également situées dans ce qui est désormais considéré comme une "zone à risque particulier". 

Depuis le 2 septembre, la Belgique a détecté un nouveau foyer chez un particulier, un scénario qui s'est également répété au Luxembourg. Enfin, un foyer a été mis au jour dans l'Aisne, ainsi que dans les Ardennes.

Des mesures de prudence à respecter 

Vous ne risquez rien en tant qu'humain, mais "si vous avez acheté un oiseau sur l'un de ces marchés, entre le 7 et le 30 août, et que l'animal présente des symptômes, il vous est demandé de consulter immédiatement votre vétérinaire" presse la préfecture du Nord, qui rappelle les symptômes à repérer chez l'animal : 

 Au sein de la zone de surveillance française, des mesures supplémentaires s'appliquent aux particuliers comme aux professionnels, listées comme telles par la préfecture : 

 

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