Coronavirus : à Calais et Dunkerque, le trafic transmanche s'adapte à la fermeture des frontières Schengen

Un ferry de la compagnie P&O entrant dans le port de Calais en juin 2019. / © SERGIO ROSENSTRAUCH / FRANCE 3
Un ferry de la compagnie P&O entrant dans le port de Calais en juin 2019. / © SERGIO ROSENSTRAUCH / FRANCE 3

Les compagnies ferroviaires et maritimes assurant les transport entre la France et la Grande-Bretagne s'adaptaient ce mardi aux nouvelles mesures de confinement en France et à la fermeture aux non-Européens de l'espace Schengen.
 

Par YF avec AFP

Eurostar, qui fait circuler des trains à grande vitesse entre Londres et le continent, avait annulé la moitié de ses trains ce mardi. "On est en train de revoir le plan de transport", a indiqué une porte-parole de la compagnie, filiale à 55% de la SNCF, dont certains trains marquent l'arrêt aux gares de Lille-Europe et de Fréthun, près de Calais.

"Le dernier train que peuvent prendre les citoyens non-européens partira à 10h24 de Londres", a précisé la compagnie sur Twitter.
Celui-ci devait arriver à 13h56 à Paris-Nord, mais les contrôles se faisaient au départ à Londres-St Pancras, avant midi.
 

La fermeture de l'espace Schengen aux citoyens non-européens depuis ce midi, heure française, ne concernait pas cependant les Britanniques, qui sont encore assimilés aux Européens jusqu'à la fin de la période de transition post-Brexit, ni les résidents, les médecins ou les chercheurs mobilisés pour combattre la crise sanitaire.
 

"Ça roule" dans le tunnel sous la Manche


Du côté des navettes qui transportent les voitures dans le tunnel sous la Manche, "pour l'instant ça roule", a résumé un porte-parole de Getlink (Eurotunnel), qui prévoit aussi une baisse du trafic ces prochains jours.

"L'avantage chez nous, c'est que les gens peuvent rester à l'intérieur de leur voiture. Ils sont confinés et ils n'ont pas de contacts avec l'extérieur" d'autant que les contrôles sont effectués par scanner, a-t-il remarqué.
 

P&O veut poursuivre son activité


La compagnie P&O, qui assure notamment la liaison Calais-Douvres, se veut de son côté confiante. "Malgré l'incertitude actuelle, nous sommes convaincus que nos services continueront de fonctionner", a déclaré sa directrice générale Janette Bell.
 

"Depuis plus de 180 ans, les navires de P&O sont conçus pour continuer à faire face à la maladie et à l'adversité. Travaillant main dans la main avec les gouvernements nationaux, nos services continueront de jouer leur rôle pour soutenir les sociétés dans lesquelles nous vivons", a-t-elle ajouté, citée dans un communiqué diffusé lundi.
 

DFDS réduit la capacité de ses ferries


Son concurrent DFDS Seaways, qui assure des liaisons Calais-Douvres et Dunkerque-Douvres, annonce quant à lui réduire de 50% la capacité d'embarquement sur ses ferries, et ce jusqu'au 6 avril. Aucun navire n'embarquera plus de 100 passagers.
 


"Il n'y aura pas de réduction des traversées, les horaires restent les mêmes", rassure toutefois la compagnie maritime danoise dans un communiqué.

A bord de ses navires, DFDS assure avoir déjà pris "des mesures significatives pour empêcher la propagation du coronavirus / Covid-19", avec  notamment la mise à disposition de distributeurs de gel hydro-alcoolique pour les mains et un nettoyage renforcé des "points e contact". Des masques ont également été confié à son personnel de bord.

DFDS a également suspendue jusqu'au 6 avril ses "mini-croisières" en Mer du Nord entre Amsterdam (Pays-Bas) et Newcastle dans le nord-est de l'Angleterre. 
 

Les Britanniques appelés à rester chez eux 


Le trafic transmanche devrait logiquement ralentir ces prochaines jours. Le Royaume-Uni a en effet déconseillé ce mardi à ses ressortissants tout voyage à l'étranger "non essentiel", "initialement" pour 30 jours, en raison de la pandémie de coronavirus.
 

"Les Britanniques qui voyagent à l'étranger sont confrontés à de nombreuses restrictions aux frontières et des mesures de confinement dans plusieurs pays. L'évolution rapide et la variété de ces mesures dans le monde est sans précédent", a justifié le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab dans un communiqué.

 

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