Crash en Égypte : des vacanciers belges ramenés en avion depuis Charm-el Cheikh, mais sans bagages

La compagnie aérienne Jetair a annoncé jeudi qu'elle allait effectuer d'ici dimanche trois vols à vide pour ramener des clients en Belgique depuis Charm el-Cheikh mais sans aucun bagage en soute, après le crash d'un appareil russe dans le Sinaï (Égypte samedi.

La compagnie Jetair considère que l'aéroport de  Charm-el Cheikh n'est pas suffisamment sécurisé
La compagnie Jetair considère que l'aéroport de Charm-el Cheikh n'est pas suffisamment sécurisé © MAXPPP
"Tous les passagers normalement prévus sur les vols de retour embarqueront pour revenir en Belgique", a indiqué la compagnie, qui avait reporté un vol prévu jeudi matin vers la station balnéaire afin "d'évaluer et analyser la situation".

Trois vols sont prévus entre Charm el-Cheikh et Bruxelles, vendredi, samedi et dimanche. A l'aller, "aucun passager n'embarquera sur ces vols", a précisé Jetair dans un communiqué. Mais par "mesure de sécurité exceptionnelle", les passagers qui embarqueront à l'aéroport de Charm el-Cheikh (est du Sinaï) ne pourront toutefois emporter aucun bagage en soute, et leur bagage à main "sera soumis à un contrôle de sécurité supplémentaire", a ajouté la compagnie.


Pas assez de garanties

"Nous n'avons pas encore reçu de garanties solides de l'aéroport de Charm el-Cheikh que le contrôle et le traitement des bagages excluent tout risque pour la sécurité", a-t-elle expliqué, promettant de faire "tout ce qui est en son pouvoir" pour ramener rapidement en Belgique les bagages prévus pour aller en soute.

Un autre tour-opérateur belge, Thomas Cook, maintient pour l'instant ses vols et un appareil a décollé de Bruxelles jeudi vers 08H00 GMT, alors que le ministère des Affaires étrangères belge ne déconseille pas les voyages vers Charm el-Cheikh à ce stade, contrairement à la Grande-Bretagne et l'Irlande.

Londres et Washington jugent probable qu'une bombe soit à l'origine du crash de l'avion russe dans le désert du Sinaï, samedi en Égypte, dans lequel 224 personnes sont mortes. Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a réaffirmé mercredi être à l'origine du drame.

Mais cinq jours après la catastrophe aérienne, les causes du crash de l'Airbus A321 de la compagnie russe Metrojet, peu après son décollage de Charm el-Cheikh, ne sont pas officiellement établies. Le Kremlin a d'ailleurs qualifié jeudi de "spéculations" les différentes hypothèses émises autour du crash.

Jetair précise qu'elle décidera d'assurer les prochains vols --le premier est prévu le 12 novembre-- "en fonction des garanties que nous avons demandées aux autorités et à l'aéroport en ce qui concerne le screening des bagages de soute et le traitement de nos vols".
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