Déconfinement : le gouvernement annonce une aide de 50€ pour faire réparer votre vélo

Le vélo peut être une bonne solution de déplacement après le déconfinement, selon le gouvernement qui a décidé de débloquer des aides financières pour les cyclistes.

Dans un atelier de réparation de vélos
Dans un atelier de réparation de vélos © IP3 PRESS/MAXPPP
Après le déconfinement, place aux piétons et aux vélos ? Le gouvernement veut inciter les Français à utiliser leur vélo pour retourner au travail. Il a annoncé ce jeudi un coup de pouce aux personnes prêtent à adopter le vélo pour se déplacer au quotidien : un forfait de 50 euros pour faire réparer sa bicyclette d'occasion (changer des freins, des lumières, des pneus...).

Les réparateurs seront référencés sur le site de la fédération française des usagers de la bicyclette. Plus de 3000 professionnels ou associations seront ainsi progressivement listés sur une plateforme mise en ligne dans les prochains jours. La liste pour la région Hauts-de-France n'tait pas encore accessible ce jeudi.
 
Le gouvernement va débloquer en tout 20 millions d'euros pour les "vélotaffeurs" et aider villes et départements qui préparent des pistes cyclables et des zones piétonnes provisoires : financer des places de stationnement temporaires et des formations pour apprendre ou réapprendre à rouler à vélo. Le gouvernement va aussi accélérer l'instauration dans le secteur privé du "forfait mobilités durables", jusqu'à 400 euros.

"C'est un coup de boost au vélo pendant la période de déconfinement pour inciter à choisir ce mode de déplacement. Nous voulons que cette période fasse franchir une étape dans la culture vélo, et que la bicyclette soit la petite reine du déconfinement en quelque sorte", a expliqué la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, dans un entretien au Parisien.
Déconfinement : le 11 mai, tous à vélo ?

 

Le gouvernement a pris conscience que le vélo est un outil permettant de répondre au défi du déconfinement.


A travers toute la France, des villes font face au casse-tête des déplacements à partir du 11 mai : comment éviter que les habitants, qui risquent de se détourner des transports en commun par crainte du virus, se déportent massivement sur la voiture, ajoutant à l'épidémie des problèmes de congestion des routes et de pollution de l'air ?

Depuis mi-avril, plusieurs municipalités, voire des départements entiers, planchent sur le sujet. Grenoble, Montpellier, Lyon, Rouen, Rennes, Nice, Paris, Montreuil, et dans la région Lille, Amiens, Dunkerque... La liste ne cesse de s'allonger.

"Le gouvernement a pris conscience que le vélo est un outil permettant de répondre au défi du déconfinement", exlique Olivier Schneider de la FUB.
 
Pour le vélo, il est possible de transformer des rues à deux voies en rue à une voie, avec une piste cyclable à côté, de réduire des quatre-voies en deux voies, avec des matériaux provisoires, en modérant la vitesse des voitures si besoin pour la sécurité des cyclistes. La mise en place d'installations temporaires, pour vélos et piétons, seront dispensées d'autorisations préalables, a précisé le ministère de la Transition écologique. Qui rappelle que la vente et la réparation de vélos font partie des activités autorisées pendant le confinement.   
    
 
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