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Braderie de Lille

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REPLAY. “Lille, la plus grande braderie du monde”

Le tas de moules de la Braderie de Lille / © France Télévisions
Le tas de moules de la Braderie de Lille / © France Télévisions

Samedi 31 août, à l’occasion de la Braderie de Lille 2019, nous diffusions sur France 3 et en ligne sur le site “Lille, la plus grande braderie du monde” à 20h10. Pour compléter ce grand rendez-vous, voici un petit guide de la Braderie pour les novices - il y en a !

Par France 3 Hauts-de-France

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La Braderie de Lille ne se présente plus : tous les premiers week-ends de septembre, des centaines de milliers de Nordistes, visiteurs francophones et voisins ou encore touristes étrangers se déversent dans les rues de la capitale des Flandres. 

Dans ce cadre, France 3 vous offre une émission spéciale “Lille, la plus grande braderie du monde” 

Présentation : Thibaut Rysman et Virginie Demange
Réalisation : Frédéric Fiolet

Tout le monde en a entendu parler, mais tout le monde ne connaît pas forcément les quelques subtilités et autres détails historiques. Révisez vos classiques ou, pour les moins familiers, découvrez les anecdotes qui la rendent aussi réputée. 

 


L’histoire de la Braderie d’hier à aujourd’hui 

L’Histoire retient la date de 1127 comme première foire à Lille. Un siècle plus tard, les travaux d’aménagement de la Deûle permettent d’ouvrir les portes de la ville à des commerçants venus des quatre coins de l’Hexagone : une fois par an, fin août, ces commerçants avaient l’autorisation de vendre leurs produits, neufs, sans taxe additionnelle. 

Mais la tradition de vendre des objets d’occasion remonte au 19e siècle selon Elodie de Vreyer, auteure de “La braderie : une histoire lilloise” interrogée par Kamini dans Les gens des Hauts. “La pauvreté des ouvriers de l'époque explique probablement cette évolution [...]

Les rues sont alors pleines d'authentiques vieilleries, de chemises sans col et de chaussures éculées. Lille est alors une ville où l'on fait la fête, où l'on boit un petit coup entre deux négociations et un tour de manège [...].

La grande presse bourgeoise a boudée cette braderie du XIXe siècle mais les chansonniers l'ont célébrée.”

Ce qui fait venir la presse ? L’arrivée de de Pierre Mauroy aux côtés de François Mitterrand au poste de Premier ministre en 1981 : un Lillois à Paris, rien de tel pour motiver les journalistes parisiens à voyager jusqu’à Lille.

Mais qui sont les bradeux ?

Si les vendeurs réservaient leur emplacement en faisant le pied de grue des jours avant, aujourd’hui, il faut s’inscrire et ne s’installe pas qui veut : priorité aux Lillois, pour qui l’emplacement est gratuit, le reste aux non-Lillois s’il subsiste quelques mètres linéaires de libre. 

La mairie précise :

“Celles et ceux qui habitent dans les rues autorisées à la braderie peuvent s'installer devant leur domicile, en partageant l'espace avec leurs voisins s'ils vivent en immeuble.

Des emplacements sont également mis à disposition des Lillois, Lommois et Hellemmois résidant en dehors des rues autorisées à la braderie en fonction des places disponibles.”

La cause ? La nécessité de sécuriser la Braderie, annulée en 2016 après les attentats de Nice.

Renilde, Hubert et Jean-Michel arrive de Villeneuve d'Asq. Anciens chineurs, ils bradent depuis sept ans, au même emplacement devant l'ancien magasin d'Hubert. Nous les avons rencontrés place de la Bourse. Cette année, parmi les objets insolites, le trio a vendu des petits chats en étain. Mais aussi un moulin à café, toujours un succès

Aujourd’hui donc, les brocanteurs professionnels et les amateurs cohabitent sur une centaine de kilomètres de trottoirs, haranguant la foule à la recherche de l’acheteur providentiel pour leur lampe de mineur. Le vendeur du faisan empaillé est ravi, il l'a vendu 5 euros à Hugo. Venu de Lens avec des amis, il compte l'offrir à sa compagne. Avec une bague à un euro.
 


Les plus jeunes - comprendre les enfants - font leur beurre de leurs vieux Légos à la Gare Saint Sauveur pour la Braderie des enfants. Et certains plantent toujours leur tente plusieurs jours avant le lancement des festivités, à l'affût d'un objet bien précis. 

Pourquoi les moules-frites ?

Si la Braderie brille par le marchandage du prix des objets que l’on y vend, elle est aussi connue pour la réputation de son plat avalé sur le pouce : la fameuse moules-frites. Assiette typique de la région, considérée comme populaire et peu coûteuse, la moules-frites est l’objet, pendant les 48 heures que dure la Braderie, d’un concours du plus grand tas de (coquilles de) moules. 

Les moules n’auraient pas toujours été le plat consacré, mais elles seraient apparues après une épidémie subie par les poulets qu’on vendait rôtis auparavant. En 2018, elles étaient principalement  importées de Zeeland.

Mais tous restaurateurs ne les vendaient pas au même prix. En 2018, nous avions arpentés les rues de la Braderie pour vérifier les écarts de prix : entre 10 et 18 euros, malgré les appels de Martine Aubry à pratiquer des tarifs raisonnables.

Nous avons rencontré l'un des responsables d'un tas de moules, place Rihour. Il nous a expliqué en quoi consistait sa mission de la Braderie.

Dans une perspectives zéro-déchet, les coquilles de moules, une fois qu’elles ont participé à faire grandir l’un des tas de moules, peuvent être à leur tour utiles et l’on peut les recycler pour fabriquer des tabourets.

Elles peuvent également servir à faire du carrelage - plus de 4 tonnes de coquilles en 2018 selon la mairie. Et si vous voulez replonger tout au long de l'année dans les effluves de ce week-end, vous pouvez toujours tenter de faire vos moules-frites vous-même.
 

Rendez-vous sur notre site samedi 31 août à 20h10 pour une émission spéciale "Lille, la plus grande Braderie du monde", présentée par Thibaut Rysman et Virginie Demange.

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