Equihen : des maisons ont été évacuées, menacées par des glissements de terrain

La falaise d'Equihen-Plage est fragile. Des glissements de terrain menacent les habitations construites face à la mer. Quatre maisons sont concernées par un arrêté d'évacuation. 

Les quatre maisons menacées par un glissement de terrain ont été construites dans le secteur du Becquet.
Les quatre maisons menacées par un glissement de terrain ont été construites dans le secteur du Becquet. © Mairie d'Equihen-Plage
Le couperet est tombé le 6 février dernier, par arrêté préfectoral. “Evacuation d’un bien exposé à un risque naturel majeur”, indique le document. 

Mme Dufeutrel est propriétaire, avec ses frères et soeurs, de l’une des quatre maisons menacées par des glissements de terrain à Equihen-Plage. Sa terrasse vue mer a vu défiler beaucoup de souvenirs. Mme Dufeutrel y a grandi puis est revenue y habiter il y a deux ans.

“On s’y attendait… La nature reprend ses droits” 

 “C’est difficile de se dire que cette maison de famille va devenir une ruine d’ici la démolition, qui n’est pas programmée avant 2022. Ce n’est pas la fin qu’on avait espéré", regrette-t-elle. 
 
Les quatre maisons devraient être démolies mais aucune date n'a été avancée.
Les quatre maisons devraient être démolies mais aucune date n'a été avancée. © Mairie d'Equihen


Elle a dû évacuer les lieux rapidement mais sans surprise : “On s’y attendait… on savait que tôt ou tard, on allait être menacé. Les risques étaient régulièrement évalués. Aujourd’hui, la nature reprend ses droits.” 

Les propriétaires vont être indemnisés 

Mme Dufeutrel a dû quitter les lieux et assure être accompagnée financièrement par l’Etat. Les risques de mouvement de terrain relèvent du fonds Barnier. Ainsi, le conseil municipal d’Equihen a fait une demande de subvention à l’Etat. “La procédure va être longue mais nous allons être indemnisés, à hauteur des prix du marché de l'immobilier”, explique l’Equihennoise. 

Sur les quatre maisons, les propriétaires de deux d’entre elles se sont résignés, tandis que deux autres ont déposé un recours auprès du tribunal administratif, affirme le maire, Christian Fourcroy. 

En 2015 déjà, neuf logement ont été rasés à 600 mètres de là. Un glissement de terrain s'y était produit trois ans plus tôt.

 
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