Faut-il couper l'éclairage public la nuit dans nos villes ?

Etaples, Merlimont,  Cucq, Erquinghem -Lys et depuis peu Quesnoy-sur-Deûle... Le point commun de ces villes nordistes : couper l'éclairage public, la nuit.
Un geste pour le porte-monnaie de ces communes mais aussi pour la planète. 

23 heures 30 sur les berges de la Deûle, l'éclairage public s'éteint. Une heure plus tard, ce sera le tour du centre-ville de Quesnoy-sur-Deûle. Et cela jusqu'à 5 heures du matin. Il en est ainsi depuis le mois de mars dernier. La commune, pionnière, il y a trente ans du tri sélectif dans la métropole lilloise s'est voulu, une fois encore volontariste. "Cette expérimentation, c'est un éco-geste à l'échelle de la ville, explique Rose-Marie Hallynck, maire de Quesnoy-sur-Deûle. On évite des gaspillages, on fait des économies d'énergie. Et ça n'affecte pas le confort des personnes."

Avec Rose-Marie Hallynck, maire de Quesnoy-sur-Deûle, Olivier Givert du Collectif "Lumière" et Alain Bézirard maire d'Erquinghem-Lys.

                                                                                          
Après 7 mois d'expérimentation, la municipalité a déjà réalisé 30 000 € d'économie. Elle se dit prête à entendre ses concitoyens et à ajuster si nécessaire. Etre entendu, c'est que veut un habitant, victime d'un home-jacking au démarrage de l'opération. Sa pétition pour le retour de l'éclairage public, la nuit a recueilli 500 signatures. Il parle de sentiment d'insécurité et regrette le manque de dialogue lors de la mise en place de la mesure. 

Bientôt plus d'éclairage la nuit à Berck ?

La ville d'Erquinghem-Lys a été pionnière dans le domaine il y a 10 ans. Là, l'extinction de l'éclairage n'est pas totale mais les économies réalisées ont permis de financer le passage des réverbères au mercure à l'éclairage à LED, nettement moins gourmands en énergie. Et surtout selon le maire, preuve a été faite dans cette commune qu'insécurité et obscurité ne sont pas forcément liés.
                                                                                         
Dans la région, Berck devrait bientôt franchir le pas mais les villes du Nord Pas-de-Calais sont encore bien frileuses dans la lutte contre la pollution lumineuse. En France, 6 000 communes ont choisi de se plonger dans le noir au coeur de la nuit.