Le nouveau camp de réfugiés de Grande Synthe affiche déjà complet, avec près de 1500 migrants. Et certains problèmes se posent déjà : un manque criant de bénévoles certains jours et surtout une facture de fonctionnement de trois millions d'euros par an qu'il va falloir régler.
Ils sont dix dans une tente. Ces jeunes irakiens n'étaient pas prioritaires pour l'attribution des abris. Comme eux, ils sont encore quelques dizaines à loger dans ces tentes, le temps que se construisent les derniers cabanons . Une attente parfois difficile. "Ce sont surtout les jeunes, qui posent des soucis, parce qu'ils n'ont pas envie d'attendre leur logement, ce qui crée des tensions explique Simon Jousse, d'Utopia 56. Il y a aussi d'autres personnes qui monnayent l'accès aux logements et dans ces cas là, il faut un nombre suffisant de bénévoles."
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Pour faire de la médiation et s'occuper des sanitaires, Trente personnes ont déjà été recrutées en insertion par la ville .
L'aide de l'état se fait attendre
Mais pour assurer le bon fonctionnement du camp, il faudra trois millions d'euros par an. Un sujet d'inquiétude pour le maire. "J'ai fait, comme on dit, une avance trésorerie sur trois mois dit Damien Carême. Mais après, je n'aurai plus les moyens. Donc, je demande à l'état de prendre en charge cette facture. Et si ça ne se fait pas très rapidement, on va lancer une plateforme sur internet pour collecter des dons."Il y a un mois, la mairie de Grande-Synthe et la communauté urbaine de Dunkerque ont envoyé leurs premières factures au Ministère de l'intérieur. Une lettre restée pour le moment sans réponse.