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Harcèlement scolaire : à Loos, une clinique prend en charge les enfants et ados en souffrance psychique

Kevin, 10 ans, raconte au Dr Kochman ses souffrances au collège. / © France 3 Nord Pas-de-Calais
Kevin, 10 ans, raconte au Dr Kochman ses souffrances au collège. / © France 3 Nord Pas-de-Calais

La clinique psychiatrique Lautréamont de Loos (Nord), près de Lille, est une unité de soin unique en France, dédiée aux enfants et adolescents en souffrance psychique. Près de la moitié des jeunes patients qui y sont admis souffrent ou ont souffert de harcèlement scolaire.

Par YF avec Laura Lévy


Kevin a 10 ans. Il a été admis il y a quinze jours à la Clinique psychiatrique Lautréamont de Loos, une unité de soin unique en France, dédiée aux enfants et adolescents en souffrance psychique. Anxiété, troubles alimentaires, du sommeil, jusqu'à des envies suicidaires... ces signes ne trompent pas. "Près de la moitié des jeunes qui arrivent sur la clinique - c'est-à-dire des dizaines par an - ont souffert ou souffrent toujours de situation de harcèlement scolaire, souvent accompagné de cyber-harcèlement", explique le pédopsychiatre Frédéric Kochman.

Le fléau du harcèlement scolaire
Reportage de Laura Lévy et Sébastien Gurak.

Les réseaux sociaux accentuent en effet le phénomène. Un collégien sur cinq se dit aujourd'hui victime de harcèlement scolaire. Dans cette clinique, les équipes testent de nouvelles thérapies qui ont prouvé leur efficacité en Europe. Mais la France est à la traîne, dans la prise en charge comme dans la prévention. "Ils ont montré en Angleterre, en Allemagne, en Suède ou en Norvège qu'on peut baisser de 50% et rapidement les situations de harcèlement scolaire, en prenant des mesures préventives et de prises en charge des jeunes", souligne le Dr Kochman. "Chez nous, j'ai l'impression qu'on n'a pas pris la juste mesure de ces phénomènes qui expliquent pourtant des dizaines de cas de suicides par an en France".


Le harcèlement tue, et les cas se multiplient dans la région, comme partout en France. Il y a un mois, à Condé-sur-l'Escaut (Nord), un élève est suspendu par les pieds, dans le vide, après des mois de brimades. Il est toujours en vie. Emilie, une adolescente de 17 ans, elle, a fini par se suicider.


Dans son journal, publié par ses parents, elle raconte ses deux années de calvaire dans un collège privé lillois. Ses parents ont porté plainte contre l'établissement et ses enseignants qu'ils accusent d'avoir fermé les yeux.

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