• MÉTÉO
  • VOS RENDEZ-VOUS
  • SPORT
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS
  • POLITIQUE

L'ascenseur social en panne en Picardie et Nord-Pas-de-Calais

Des étudiants en médecine à Amiens / © France 3 Picardie
Des étudiants en médecine à Amiens / © France 3 Picardie

D'après une étude de France Stratégie publié vendredi 6 novembre, l'ascenseur social serait en panne ou au top selon les régions. En Picardie Nord-Pas-de-Calais, seulement un peu plus d'un quart des enfants d'ouvriers et d'employés y ont connu une ascension sociale dans les générations récentes.    

Par Halima Najibi et l'AFP

Les chances d'ascension sociale des enfants d'ouvriers et d'employés varient du simple au double selon leur département de naissance, au top en Ile-de-France, en panne dans le nord du pays, indique une étude de France Stratégie (une institution rattachée au Premier ministre) publiée vendredi 6 novembre. 

L'ascenseur social est bloqué en Picardie et Nord-Pas-de-Calais quelqu'un peut appeler un dépanneur ?

Si vous êtes un enfant issu des classes populaires, il vaut mieux habiter Paris ou en Ile de France, vos chances de vous élever dans la société, d'obtenir un meilleur statut social que vos parents sont plus importantes. En effet, la "mobilité ascendante" atteint 47% à Paris contre 24,7% dans l'Indre ou la Creuse, selon cette étude de France Stratégie  sur "La géographie de l'ascension sociale".

L'Île-de-France apparaît comme la championne en ce domaine: dans les générations récentes, 40% des jeunes actifs, enfants d'ouvriers ou d'employés, occupent des positions professionnelles moyennes ou supérieures.

En France toujours selon cette étude si cinq régions concentrent l'essentiel des départements à fort taux de mobilité vers le haut, en revanche pour trois régions, la Picardie, le Nord Pas-de-Calais et le Poitou-Charentes, l'ascenseur social fonctionne moins bien surtout pour les populations les plus défavorisées Seulement un peu plus d'un quart des enfants d'ouvriers et d'employés ont obtenu un meilleur statut social que leurs parents dans les générations les plus récentes.   

 / © France Stratégie
/ © France Stratégie


L'éducation facteur déterminant pour s'élever dans la société

Au cours des Trente glorieuses, les nouvelles générations avaient massivement le sentiment de prendre l’ascenseur social : avec la croissance, leurs conditions de vie, meilleures que celles des générations précédentes, s’amélioraient d’année en année. Au niveau national, entre les générations de baby-boomers de 1950-1964 et les suivantes de 1965-1979, le taux de mobilité ascendante est passé de 25% à 33%.
Tous les départements ont enregistré une augmentation du taux de mobilité ascendante, à l'exception de l'Hérault qui a stagné (-0,1 point).

Aujourd’hui l’ascenseur social fonctionne moins bien. Surtout pour les populations les plus défavorisées. Les meilleurs postes semblent réservés à une élite qui s’auto-reproduit. Et c'est là que l'éducation a un rôle important à jouer pour favoriser la mobilité sociale. France Stratégie constate que d'un département de naissance à l'autre, les taux de diplômés du supérieur varient du simple au double parmi les enfants d'ouvriers et d'employés. 
France Stratégie préconise d'augmenter les taux d'accès à l'enseignement supérieur par notamment  : une aide à la mobilité géographique, compenser les risques territoriaux par une meilleure allocation des budgets académiques et enfin lutter contre le cloisonnement des académies. 

Sur le même sujet

Luka Elsner en conférence de presse avant le match de l'ASC face au LOSC

Les + Lus