Lille 2 : procédure disciplinaire contre un enseignant accusé de sexisme

L'Université de Lille 2. / © MaxPPP
L'Université de Lille 2. / © MaxPPP

Une procédure disciplinaire va être engagée à l'encontre d'un enseignant-chercheur en droit de la faculté de Lille 2 (droit et santé) pour des propos sexistes tenus lors d'un cours en amphithéâtre, a-t-on appris ce jeudi de sources concordantes.

Par avec AFP

Selon de multiples témoignages d'étudiants assistant à un cours mardi, recueillis par l'Unef, le professeur a déclaré après avoir frappé son micro pour le faire fonctionner: "C'est comme les femmes, il faut taper deux fois pour qu'elles comprennent". "Ces propos sont aussi stupides qu'intolérables et pas à la hauteur d'un universitaire qui doit appuyer sa base sur l'exemplarité et le respect", a expliqué le président de l'Université Xavier Vandendriessche, interrogé sur les faits rapportés par France Bleu Nord.
Université de Lille 2 : un enseignant accusé de sexisme

L'enseignant est d'ores et déjà convoqué par le président pour s'expliquer et il sera suspendu de ses fonctions d'ici la décision de la commission de discipline, que M. Vandendriessche a saisie. Cette instance "décidera des sanctions qu'elle estimera appropriées", a déclaré le président de Lille 2. L'université va également lancer prochainement une campagne de sensibilisation sur l'égalité femmes-hommes sur "l'ensemble de la communauté universitaire pour que cela ne se reproduise plus", a ajouté M. Vandendriessche. Dans un communiqué, l'Unef "condamne fermement ces propos qui banalisent les violences faites aux femmes. Chaque année ce sont 164 000 femmes qui subissent des violences conjugales et une femme qui meurt de ces violences tous les trois jours".

"Il n'y a donc pas de quoi prétendre faire de l'humour et encore moins dans le cadre d'un cours à l'université. En effet, le sexisme se manifeste également par toutes ces petites phrases que l'on entend dans la rue, au travail, mais aussi dans les universités et les écoles", ajoute le syndicat étudiant. En septembre, le gouvernement a lancé la campagne de sensibilisation "Sexisme, pas notre genre", espérant susciter une prise de conscience collective.

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