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Migrants à Grande-Synthe : blocage de l'A16 et violences sur des policiers, 5 gardes à vue

Cinq migrants ont été interpellés et placés en garde à vue pour violences contre des policiers après le blocage avec une sangle par des clandestins de l'autoroute A16 jeudi près de Dunkerque.
L'autoroute A16 a dû être fermée jeudi, à cause d'incidents provoqués par une cinquantaine de migrants
L'autoroute A16 a dû être fermée jeudi, à cause d'incidents provoqués par une cinquantaine de migrants © MAXPPP
"Cinq personnes, un Iranien et quatre Irakiens, dont l'un mineur, ont été placés en garde à vue pour violences avec armes sur agents de la force publique", a indiqué à l'AFP le procureur de Dunkerque Eric Fouard, confirmant une information de La Voix du Nord.

Jeudi après-midi, des migrants installés sur le camp de la Linière en bordure de cette autoroute très fréquentée reliant la Belgique à Calais, "ont tendu une sangle en travers de l'autoroute pour arrêter la circulation", selon M. Fouard, qualifiant ce mode d'action de "phénomène nouveau".


Autoroute fermée, jet de projectiles sur les policiers

L'autoroute a dû être fermée et lors de l'intervention, les forces de l'ordre ont "reçu des pierres qui ont bien endommagé un camion de CRS et qui ont blessé un CRS au bras", a indiqué M. Fouard. Plusieurs véhicules de particuliers ont également été endommagés, après avoir été touchés par des pierre lancées par des migrants.

Selon une porte-parole de la préfecture du Nord, "Entre 40 et 50 migrants étaient présents sur l'autoroute, avec comme objectif de monter dans des camions". D'après le parquet de Dunkerque, "il y a déjà eu à deux ou trois reprises des incursions sur l'A16 pour ralentir la circulation et monter dans des camions", mais pas selon ce mode opératoire. L'enquête a été confiée au commissariat de police de Dunkerque. Les mis en cause pourraient être déférés samedi, selon une source judiciaire.

Le camp de La Linière, construit par Médecins sans frontières et la municipalité, a été inauguré en mars après la fermeture du site insalubre du Basroch. Selon le dernier comptage réalisé en juin, environ 800 personnes, essentiellement des Kurdes irakiens, y vivent. A une trentaine de km plus à l'Ouest, dans la camp de la Lande à Calais, surnommé "La Jungle", les migrants tentent également régulièrement de bloquer les poids-lourds afin de monter dans les chargements. Mais il s'agit d'une rocade portuaire et non d'une autoroute.
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