2 750 trottinettes électriques déployées dans 44 communes de la métropole lilloise avant la fin de l’année 2023

Les premières trottinettes électriques sont déployées depuis la fin du mois de juillet dans la métropole lilloise. La MEL préfère réguler leur arrivée plutôt que d'interdire ce mode de transport plébiscité par les jeunes.

Il y a les collectivités qui décident de chasser les trottinettes de leurs villes, et les autres. Le 1er juin 2023, la Métropole européenne de Lille a annoncé le déploiement des trottinettes électriques et des vélos à assistance électrique (VAE) pour favoriser "un changement de comportement notamment pour les déplacements de moins de 5 km".

Sur les 95 communes qui composent l’agglomération, 44 se sont prononcées pour accueillir les deux modes de transports doux, à savoir trottinettes et vélos. Parmi celles-ci, Villeneuve d’Ascq, Armentières, Lambersart, Tourcoing, Seclin ou Roncq.

Lille et les communes voisines se sont en grande majorité prononcées contre les trottinettes, mais pour les vélos à assistance électrique. Enfin, une trentaine de communes se sont prononcées contre les deux modes de transports doux comme Quesnoy-sur-Deûle, Verlinghem, Annœullin ou Gruson.

Zones de stationnement identifiées et vitesse limitée

Depuis la fin du mois de juillet, les premières trottinettes et les premiers vélos sont déployés dans les communes candidates. Mais il a d’abord fallu créer des emplacements dédiés pour garer les engins. Car hors de question d’assister à l’anarchie des premiers déploiements dans les grandes capitales européennes il y a près de 5 ans, assure la MEL. Objectif : 1 750 stations créées à la fin de l'année.

Contrairement à ce qu’on observe dans d’autres métropoles, les utilisateurs des engins devront impérativement les garer dans l’une des stations après leur utilisation.

Métropole Européenne de Lille

Pas de trottinettes stationnées sur les trottoirs, ni de vitesse excessive. Il a été demandé aux opérateurs de "brider leurs engins à 20 km/h", explique-t-on du côté de la métropole. Soit 5 km/h de moins que celle autorisée en France par la législation.

De plus, "certaines zones seront bridées à 8 km/h (slow zones) voire interdites (no zones) à la circulation et au stationnement des engins", précise la MEL. Des limitations rendues possibles grâce au positionnement GPS des trottinettes et des vélos.

Des trottinettes en majorité venues de Paris

Deux opérateurs privés ont été désignés par la MEL : Tier Mobility et Lime. La première entreprise peut vous sembler familière car c’est elle qui a en charge l’expérimentation en place à Roubaix. 500 trottinettes et 100 vélos électriques y sont déployés depuis septembre 2021. Depuis deux ans, 30 000 usagers uniques ont été enregistrés, dont 80% ont moins de 25 ans.

Le second opérateur est un des leadeurs du secteur. Présent à Paris depuis 2018, Lime est actuellement contraint de retirer ses trottinettes électriques les unes après les autres dans la capitale. Car suite à une votation citoyenne organisée par la maire de la ville, les Parisiens ont plébiscité à près de 90% leur retrait pur et simple de l’espace public.

Ainsi, les 5000 trottinettes composant le parc de l’entreprise vont être réaffectées dans plusieurs villes, dont 1 500 dans la métropole européenne de Lille. Il s’agit de trottinettes Gen4, "fabriquées à partir de plus de 40% de matériaux recyclés et d’aluminium 100% recyclable", indique Lime. Durée de vie estimée d’un engin : 6,8 ans.

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