Ascoval : 20 millions d'euros prêtés par l'Etat pour payer les salaires

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a annoncé ce samedi 20 mars que l'Etat prêtera 20 millions d'euros à Ascoval pour payer les salaires, la fourniture nécessaire pour faire tourner l'usine et garantir qu'il n'y ait pas de rupture d'activité.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a annoncé samedi 20 mars sur France Inter que l'Etat prêterait dès lundi 20 millions d'euros à Ascoval pour permettre à l'aciérie, dont le propriétaire est dans une mauvaise passe, de payer les salaires et poursuivre l'activité.

Ascoval, l'acierie emblématique du Nord, a depuis quelques années frôlé, à plusieurs reprises, la fermeture. Mais cette fois, c'est le dépôt de bilan début mars de la société britannique de financement Greensill qui est venu inquiéter les salariés de l'usine de Saint-Saulve.

Cette faillite risque en effet de mettre en difficulté l'un de ses clients, le groupe sidérurgique Liberty Steel. C'est ce dernier qui est le propriétaire de l'aciérie située à Saint-Saulve (Nord) et de l'usine de rails d'Hayange (Moselle).

Lors de cette annonce, les syndicats avaient exprimé des inquiétudes quant à son "effet domino" sur l'emploi et les sites français. Philippe Verbeke de la CGT-Métallurgie avait dénoncé une "sidérurgie infectée par des multinationales à domination financière".

Mais Bruno Le Maire, qui avait promis que l'Etat serait derrière eux il y a dix jours, a assuré, déclarant s'adresser aux ouvriers d'Ascoval et d'Hayange : "Nous ne vous laisserons pas tomber. Nous sommes avec vous, derrière vous".

C'est un problème purement financier.

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie

"Aujourd'hui il y a un coup dur mais il est purement financier, Ascoval se porte bien, Ascoval a des commandes (...) C'est un problème purement financier. Par conséquent nous garantirons l'activité d'Ascoval et d'Hayange avec ou sans Liberty", a dit le ministre.

"Je débloquerai un prêt de 20 millions d'euros qui sera disponible lundi pour Ascoval, de façon à payer les salaires, la fourniture nécessaire pour faire tourner l'usine et garantir qu'il n'y ait pas de rupture d'activité", a-t-il ajouté.
 

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