Samedi 27 août, un agriculteur et un riverain de Hon-Hergies (Nord) ont été passé à tabac par un groupe d’une soixantaine de motards venus de Belgique. Victimes de coups de poings et de marteau, ils souffrent de multiples fractures, mais leur pronostic vital n’est pas engagé.
Il était au volant de son engin agricole, samedi 27 août, lorsqu’il a été agressé à coups de poings et de marteau par des motards venus de Belgique. Voilà ce qui est arrivé à cet agriculteur qui circulait sur une route étroite de Hon-Hergies, dans le Nord, pour rentrer chez lui.
Il ne lui restait qu'une vingtaine de mètres à parcourir avant de tourner vers son exploitation quand les dizaines de motards qui le suivaient se sont impatientés et ont souhaité "passer sur toute la largeur", explique Luc Bertaux, maire de la commune concernée.
Des coups de marteau
"À ce moment là les choses se sont déchainées : un groupe a pris possession du tracteur en cassant les vitres et un autre a frappé l'exploitant", raconte-t-il. Un riverain s'est ensuite interposé mais il a lui aussi été tabassé de la même manière.
Tous deux sont gravement blessés avec de multiples fractures, sans que leur pronostic vital ne soit engagé. L'agriculteur, sorti des urgences avec des commotions, reste sous surveillance médicale. Quant au riverain témoin de la scène, il est toujours hospitalisé, la mâchoire cassée.
Recherche près de la frontière
En fin de journée, une centaine de gendarmes, avec l'appui des autorités belges, a été déployée pour des contrôles à la frontière. Les motards, qui ont pris la fuite au moment de l'arrivée des secours, restent cependant encore introuvables. Une enquête dirigée par le parquet d'Avesnes-sur-Helpes a été ouverte.
C'est scandaleux et honteux, le monde devient fou. C'est vraiment un acte gratuit qui me fait me demander quelle était la limite.
Luc BertauxMaire de Hon-Hergies
"Ils avaient vraiment l'intention d'en découdre", déplore le maire de Hon-Hergies qui s'interroge sur ce comportement belliqueux : "C'est scandaleux et honteux, le monde devient fou. C'est vraiment un acte gratuit qui me fait me demander quelle était la limite", s'enquiert Luc Bertaux. Jamais un tel événement ne s'était produit dans ce petit village.
Une plainte sera prochainement déposée par la commune, pour "marquer notre incompréhension et notre révolte", assène le maire, qui précise qu'il va aussi saisir le préfet et le procureur de la République pour s'assurer que justice soit faite.