Changements brutaux de températures : comment réagit notre corps?

+26°C en 3 jours à Arras, +22°C à Lille, +17°C au Touquet. Les écarts de température sont impressionnants entre la vague de froid de la fin de semaine et le redoux de ces jours-ci. Quelles sont les conséquences sur notre santé?

Moins 14,7°C. Un record de température enregistré le 19 janvier dernier à Arras. Et trois jours plus tard, le 22 janvier : + 11,5°C. Soit un écart de plus de 26°C en 3 jours!

À Lille aussi, le delta est impressionnant : -9°C le 19 janvier et 12,9°C le 22 janvier. Près de 22 degrés de plus en un week-end.

Au-delà des questionnements que cela peut générer sur le climat, y a-t-il des conséquences pour notre santé ? Comment le corps peut-il encaisser ces écarts aussi importants?

L'effet Yoyo

Les spécialistes météo appellent cela "l'effet yoyo" : le mercure qui monte et descend dans un laps de temps court. Des changements brusques que notre corps humain peut percevoir comme une agression et qui peuvent fragiliser notre système immunitaire. Car la température de notre corps, elle, ne bouge pas, elle est maintenue aux alentours de 37°C.

En cas de modifications brutales des températures, notre système de thermorégulation fonctionne à plein régime. Une "suractivité" qui peut fatiguer les enfants, les personnes âgées ou plus fragiles. 

 

Le retour des épidémies ?

Par grand froid, la circulation des virus diminue. Les températures négatives tuent les microbes. La vague de froid qui a sévi la semaine dernière a au moins eu ce mérite : ralentir les épidémies saisonnières.

Mais maintenant que les températures remontent, certaines pathologies peuvent revenir de plus belle.

Le risque ces jours-ci, c'est de voir réapparaître les rhinopharyngites, bronchites et autres pathologies ORL

Grégory Tempremant, président de l'Union régionale des pharmaciens

"Les patients fragiles qui ne sont pas beaucoup sortis de chez eux ces derniers jours à cause du froid, sont plus à risques quand les températures remontent", poursuit le pharmacien.

Grégory Tempremant conseille donc pour ces prochains jours : 

  • d'aérer son logement au moins 10 minutes par jour
  • d'éternuer dans son coude
  • de revenir aux gestes barrières en cas de maladie 

"Les patients viennent malades à la pharmacie, sans masque, se désole le président de l'Union des pharmaciens des Hauts-de-France, comme si les gestes barrières n'avaient jamais existé".

Le recours à des compléments alimentaires, oligo-éléments ou gelée royale peut aussi être utile.  "Cela peut combler d'éventuelles carence et renforcer les défenses immunitaires, précise le professionnel, au cas par cas".