Cyberattaque mondiale : l'usine Renault de Douai à l'arrêt “préventivement”

Les salariés de Renault Douai au chômage technique ce lundi matin / © PHILIPPE HUGUEN / AFP
Les salariés de Renault Douai au chômage technique ce lundi matin / © PHILIPPE HUGUEN / AFP

L'usine Renault de Douai (Nord), l'une des plus importantes du constructeur automobile en France, était à l'arrêt ce lundi matin "préventivement" en raison de la cyberattaque mondiale, a affirmé un porte-parole de l'usine à l'AFP.

Par AFP

Quelque 3500 salariés ont été mis au chômage partiel ou bénéficieront d'un jour de congé collectif ce lundi. La direction avait prévenu les syndicats dès dimanche midi de la fermeture de l'établissement, qui devrait rouvrir mardi matin. L'immense parking de l'usine, habituellement rempli, était presque vide lundi matin et le calme régnait, contrairement à l'effervescence quotidienne. "Nos équipes informatiques travaillent aujourd'hui sur le site, ainsi que des salariés de la logistique car l'approvisionnement se poursuit, et vont tout faire pour le sécuriser pour que le travail puisse reprendre demain matin", a déclaré un responsable de la communication de l'usine.



Leur travail serait "essentiellement préventif mais nécessite une grande vigilance". Le parc informatique de l'usine est composé de "plusieurs centaines d'ordinateurs", selon Abdel Miraoui, salarié CGT. "Ils vont procéder à la mise à jour de tous les ordinateurs pour les redémarrer mardi matin, ce qui est étrange car on dit que le problème va perdurer", a-t-il ajouté. L'usine de Douai compte près de 5000 employés (3700 CDI et 1800 intérimaires) et produit des Talisman, Scenic et Espace. Créée en 1970, elle occupe une superficie de 350 hectares. Environ 800 véhicules sortent chaque jour des chaînes de montage, d'après Force ouvrière.

Des ordinateurs dans au moins 150 pays ont été touchés depuis vendredi par une attaque informatique "sans précédent", faisant plus de 200 000 victimes et affectant le fonctionnement de nombreuses entreprises et organisations. De la Russie à l'Espagne et du Mexique au Vietnam, des centaines de milliers d'ordinateurs, surtout en Europe, ont été infectés par un logiciel de rançon, un "rançongiciel" exploitant une faille dans les systèmes Windows.

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