Un homme déjà condamné pour exhibitionnisme s'introduit dans une école de Douai et fait la classe aux élèves de CM1-CM2

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Écrit par Emmanuel Pall

Ce mardi 23 mars au matin, un individu s'est présenté à l'école Jean-Jaurès de Douai et a fait cours, profitant de l'absence d'un professeur. Il s'est fait passer pour un remplaçant. Aucune agression n'a été signalée mais une plainte a été déposée.

Les élèves n'ont pas signalé d'agression. Rapidement interpellé et placé en garde à vue, l'individu a reconnu les faits devant les enquêteurs. Les enfants avaient repéré la façon "étrange" de faire cours de l'homme. 

"Lors de la récréation, un enfant a signalé que le nouveau professeur avait placé des affaires appartenant à l'école, des livres et des cahiers, dans son sac. Ce que la directrice a pu vérifier" note le parquet de Douai avant de poursuivre : "la directrice a alors demandé à l'individu de rendre les objets et de partir"

Ce qu'il a effectué sans difficulté en laissant un mot à la directrice avec ses coordonnées.

L'enquête a établi que l'individu avait également essayé de s'introduire dans un autre établissement scolaire avant l'école Jean Jaurès. 

"Un casier judiciaire, notamment pour des faits de nature sexuelle"

Une expertise psychiatrique n'a révélé aucune abolition ni altération du discernement chez cet homme de 45 ans déjà connu des services de police. Son casier comporte "huit mentions, notamment pour des faits de nature sexuelle" précise le parquet dans un communiqué.  

La dernière condamnation du suspect date de 2013. Elle l'obligeait, suite à une exhibition sexuelle, à un suivi socio-judiciaire de 10 ans et une interdiction de contact avec les mineurs. 

Le suspect devait être jugé en comparution immédiate ce vendredi 25 mars à 14h00 pour intrusion illicite dans un établissement scolaire et vol. Son procès a été renvoyé au 29 avril. Il reste en détention provisoire. 

Le parquet a également saisi le juge d'application des peines en charge du suivi socio-judiciaire du quadragénaire, en vue de la mise à exécution d'une peine de deux ans de prison. Une peine encourue car le suspect n'a pas respecté son suivi socio-judiciaire.