Saint-André : l'usine Jean Caby, spécialiste des mini-saucisses, placée en redressement judiciaire

Le site de Jean Caby, à Saint-André. / © Capture d'écran Google Street View 07/12/17
Le site de Jean Caby, à Saint-André. / © Capture d'écran Google Street View 07/12/17

L'entreprise Jean Caby, dont le site de production est situé à Saint-André, vient d'être placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Lille. Victime de l'ancienneté de système de production, l'entreprise a accumulé les impayés. 

Par Jeanne Blanquart

C'est le serpent qui se mord la queue. Depuis que l'entreprise Jean Caby, spécialisée dans la charcuterie et notamment les mini-saucisses, s'est lancée dans la construction d'une nouvelle usine, les dettes s'accumulent. A tel point que le tribunal de commerce de Lille vient de placer l'entreprise sous contrôle judiciaire. 

Pourtant, c'est la construction de cette nouvelle usine, plus performante, qui pourrait paradoxalement la sauver. "Il y a un grand écart entre le bon chiffre d'affaires, du à de nombreuses commandes de la part des supermarchés, et les marges. Celles-ci sont extrèmement faibles car l'usine de Saint-André est une usine du XXe siècle; ils vendent à perte", résume Eric Feldmann, président du tribunal de commerce. 


Gel des dettes


Pour pouvoir améliorer leurs comptes, Jean Caby a donc tout intérêt à terminer au plus vite la construction de sa nouvelle usine, dont les travaux ont commencé à Comines. Problème : cela fait deux fois que l'entreprise de construction n'est pas payée. "Jean Caby n'a pas payé dans les délais entre avril et juillet, puis mi-novembre. Automatiquement, il y a eu une interruption des travaux. Et quand une entreprise arrête les travaux, ça ne redémarre pas dans un claquement de doigts", soupire Eric Feldmann. 

Face à ses difficultés, le dirigeant de l'entreprise qui emploie 253 personnes a donc accepté le redressement, afin de geler le paiement des dettes dans l'immédiat. L'emménagement dans la nouvelle usine, qui était prévu pour 2018, sera décalé d'un an. "Il faut rapidement vendre le site de Saint-André pour tenir", préconnise le président du tribunal de commerce. Selon lui, aucune menace ne pèserait sur l'emploi des salariés. 


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