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VIDÉO. Migrants : le maire de Grande-Synthe Damien Carême ouvre à nouveau un gymnase pour l'hébergement d'urgence

© DENIS CHARLET / AFP
© DENIS CHARLET / AFP

Pour faire face aux températures très basses, le maire (EELV) de Grande-Synthe a ouvert un gymnase pour permettre des hébergements d'urgence.

Par Q.V avec AFP

La ville de Grande-Synthe, près de Dunkerque, a rouvert un gymnase municipal pour héberger des migrants, en majorité des Kurdes irakiens, comme elle l'avait fait l'hiver précédent, a annoncé le maire EELV Damien Carême.
 

"J'ai décidé, comme l'année dernière, d'ouvrir un gymnase de ma ville" pour "y accueillir toutes les personnes en errance sur ma commune et leur offrir un minimum de dignité", a-t-il écrit sur Twitter dimanche soir en relayant la tribune signée par 14 associations qui accusent l'État de "mise en danger délibérée" des migrants, notamment à Grande-Synthe.
 

 

"Froid, voire très froid"

Alors qu'il a fait "froid, voire très froid" ces derniers jours, le gymnase a rouvert vendredi, sans convention avec l'Etat, et accueille "environ 170-180 personnes", essentiellement des hommes seuls dont une trentaine de mineurs isolés, a précisé à l'AFP Olivier Caremelle, directeur du cabinet du maire.
 
Migrants : la ville de Grande-Synthe ouvre à nouveau un gymnase pour l'hébergement d'urgence
Claire Millot, Association Salam - France 3 Nord-Pas-de-Calais - Reportage de Lila Haffaf et Flavien Bellouti. Montage de Michelle Vansteenkiste.

Il devrait rester ouvert jusqu'à l'arrivée du printemps. Des associations se chargent de distribuer les repas.

 

Les familles dans un autre centre

Les familles sont, elles, hébergées dans un autre centre, à proximité du bois du Puythouck, en contrebas de l'autoroute qui mène à Calais et qui enregistre des arrivées régulières de migrants désireux de rejoindre l'Angleterre.

Un peu moins de 200 personnes vivent toujours dehors dans ce bois, selon le cabinet du maire.

Les forces de l'ordre y avaient évacué fin octobre un campement, où vivaient alors environ 1.800 personnes, dont une grande partie avaient été emmenées dans des structures d'hébergement de la région. C'était la sixième opération de ce type en cinq mois.
 

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