Nucléaire : le réacteur 4 de Gravelines sera arrêté par EDF du 17 décembre au 10 janvier

Centrale nucléaire de Gravelines. / © MaxPPP
Centrale nucléaire de Gravelines. / © MaxPPP

EDF a annoncé vendredi que la fermeture temporaire du réacteur 4 de Gravelines, demandée par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pour des vérifications sur des équipements clés susceptibles de présenter une teneur en carbone excessive, se fera du 17 décembre au 10 janvier. 

Par avec AFP


La fermeture temporaire des cinq réacteurs nucléaires, demandée par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), sera étalée jusqu'à la mi-janvier a indiqué EDF. 

Dans l'ordre chronologique de fermeture, les installations concernées sont :
  • le réacteur 4 de la centrale de Tricastin (Drôme, du 22 octobre au 19 décembre)
  • le réacteur 1 de Fessenheim (Haut-Rhin, du 10 décembre au 3 janvier 2017)
  • le réacteur 4 de Gravelines (Nord, du 17 décembre au 10 janvier)
  • le réacteur 1 de Civaux (Vienne, du 23 décembre au 15 janvier)
  • le réacteur 2 de Tricastin (du 23 décembre au 15 janvier).
Ces cinq réacteurs font partie des 18 réacteurs passés au crible par l'électricien public à la suite de la détection d'une anomalie dans la composition de l'acier de leurs générateurs de vapeur, similaire à celle touchant le couvercle et la cuve de l'EPR en construction à Flamanville (Manche).

"EDF poursuit les contrôles destinés à conforter la démonstration que les générateurs de vapeur du parc nucléaire concernés par la problématique de ségrégation carbone sont aptes à remplir leur fonction en toute sûreté", indique le groupe dans un communiqué.
 

Sept réacteurs déjà à l'arrêt

Sur les 18 réacteurs concernés, sept sont déjà à l'arrêt (Civaux 2, Dampierre 3, Gravelines 2, Tricastin 1 et 3, Saint-Laurent B2 et Bugey 4) tandis que six autres ont déjà obtenu le feu vert de l'ASN pour redémarrer et "fonctionnent normalement", précise-t-il.

Pour éviter la répercussion de ces fermetures sur le marché de gros et "des effets spéculatifs", EDF a également demandé au gouvernement de prendre "toutes les mesures nécessaires, dans le cadre du mécanisme d'Accès régulé à l'électricité nucléaire historique (Arenh), incluant, le cas échéant, la suspension temporaire du dispositif" qui oblige EDF à revendre à ses concurrents une partie de son électricité nucléaire.

La fermeture des cinq réacteurs intervient alors qu'un tiers environ du parc nucléaire d'EDF est déjà à l'arrêt, notamment pour des maintenances techniques planifiées. Ces indisponibilités ont fait grimper les prix de gros de l'électricité ces dernières semaines, alors que l'atome produit environ trois quarts de l'électricité en France.

 

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