Coronavirus : une famille d'Hazebrouck bloquée en Grèce attend de pouvoir rentrer chez elle

François, Béatrice et leur fillette de 2 ans sont coincés en Gréce. L'épidémie de Covid-19, a mis fin au projet d'année sabbatique du couple, qui se retrouve bloqué à 15 km d’Igoumenista, dans leur camping-car avec l'espoir de rentrer en France.
Camping-car de ce couple d'Hazebrouck en attente de rapatriement de Grèce
Camping-car de ce couple d'Hazebrouck en attente de rapatriement de Grèce © F.Fillon
Leur projet de vivre une année, tous les trois, sur les routes d'Europe, s'est arrêté en Gréce, avec la crise du Covid-19. Partis, il y a 8 mois, François, Béatrice et leur fillette de 2 ans ont mis un terme à leur périple en camping-car et cherchent à rentrer en France.
 

Rentrer par la mer 


Depuis le 23 mars, la Gréce applique un confinement strict pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. Impossible pour la famille Fillon, de rejoindre la France par la route. Actuellement, stationnés à Igoumenitsa, l'un des principaux ports de la côte au nord Ouest du pays, ils souhaitent embarquer sur un ferry, pour rejoindre l’Italie.

"Nous avons rapidement contacté l'Ambassade de France qui nous a demandé de prendre un avion pour rentrer. Mais laisser notre camping-car n'importe où n'était pas pour nous envisageable. C'est notre domicile depuis 8 mois. Notre projet de vie pour cette année, pour laquelle nous avons beaucoup économisé. Reprendre la route n'est plus possible puisque les frontiéres sont fermées. Reste la liaison maritime, qui aujourd'hui continue entre la Gréce et l'Italie", souligne Béatrice Fillon.
 

Depuis le 31 juillet 2019, François, Béatrice et leur fille de 2 ans ont quitté Hazebrouck pour parcourir l’Europe, un voyage qui devait durer jusqu’au mois d’août 2020. Conscients des risques, dés que la crise s'est installée en Gréce, ils ont cessé de rouler pour stationner dans un petit village de pêcheurs, confinés dans leur 10m2.
 

Gestion policière grecque incompréhensible


Mais rapidement la police Grecque est arrivée et leur a demandé de les suivre, en pleine nuit, pour leur faire intégrer un camping qui s'est avéré payant : "Au départ les policiers nous avaient indiqué que ce serait gratuit. Mais le gérant nous a rapidement réclamé 20€ par nuit. Nous sommes restés 5 jours, entourés de grillage et dans des conditions d'hygiéne et de propreté douteuse. Nous nous sentions prisonniers et notre budget est trés réduit alors nous avons préféré repartir pour stationner un peu plus loin." Comme eux, d'autres étrangers, étaient présents dans le camping. Des Anglais, des Allemands et des Français.

Aujourd'hui, la famille stationne à 15 km de Igoumenitsa, avec comme objectif d'embarquer sur un des ferries qui circulent toujours. Mais impossible sans document officiel qui atteste de pouvoir débarquer en Italie et avec la difficulté de pouvoir acheter un billet aux compagnies maritimes qui n'ont plus de guichets ouverts au public.
 
Prendre un ferry depuis Igoumenitsa pour rejoindre l’Italie...
Prendre un ferry depuis Igoumenitsa pour rejoindre l’Italie... © B.Fillon
 

Attente de l'aide du Consulat 


Inscrits sur le site internet Ariane du ministère des Affaires étrangères, le couple espére que la France va pouvoir résoudre ces difficultés administratives entre les différents pays pour éviter d'être bloqués en mer.

"Nous avons un contact téléphonique depuis peu de temps, avec le Consul. C'est pour nous, l'espoir d'une aide rapide. Soit pour obtenir une autorisation de circuler et rejoindre la France par la route, en traversant l'Albanie, la Bulgarie... sans s'arrêter sauf pour prendre de l'essence. Soit pour embarquer sur un ferry" souligne Béatrice, la voix remplie d'espoir. "Il ne faut pas croire que nous sommes en vacances... dans des conditions de vies idylliques ! Même si nous nous sentons à l'abri dans notre camping-car." 

Comme eux, une vingtaine de famille se tiennent prêtes à partir par la mer d'Igoumenitsa. 120 000 ressortissants français ont déjà été rapatriés, de l'étranger ou de l'Outre-mer. Il en resterait 15 000 dans une quarantaine de pays.
 
 
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