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Distributeurs automatiques, “drive” fermier... : comment les alternatives à la grande distribution s'organisent

© Pexels
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Des distributeurs automatiques de fruits et légumes aux "drive fermiers", les initiatives pour consommer local sont de plus en plus nombreuses sur le territoire. 

Par Noémie Leclercq

Favoriser le circuit-court et créer des alternatives à la grande distribution. Pour manger mieux, consommer plus responsable, ou sortir de la crise agricole. De grandes ambitions, mais qui font leur chemin dans de plus en plus de têtes – aussi bien du côté des agriculteurs que des consommateurs.

Première région agricole de France, les Hauts-de-France peuvent donner l’impulsion pour faire bouger les choses. Et c’est ce que l’on observe depuis quelques années, des initiatives voient le jour dans la région pour créer un nouvel écosystème bénéfique à tous.
 

Préférer le distributeur local à la grande distribution


A Loos-en-Gohelle, dans le Pas-de-Calais, une ancienne grange a été reconvertie en magasin. Ce marché local fonctionne comme un distributeur automatique. Les agriculteurs des alentours déposent leurs produits dans des casiers, qui se déverrouillent au choix du client. L’idée n’est pas nouvelle : sur quelques routes de campagne, on pouvait déjà s’arrêter pour prendre une barquette de fraises ou un sachet d’endives à disposition dans un dispensateur, en échange d’une ou deux pièces.
 
Distributeurs automatiques


Ici toutefois, l’ambition est à la diversification. Pour l’instant, on y trouve des fruits, des légumes, du miel, venus de tout près. De quoi contrôler son empreinte carbone et surtout, aider les agriculteurs malmenés par les industriels. Le succès est au rendez-vous : « Je remplis toutes les deux-trois heures [les casiers]», explique à France 3 Lille Romain Dedourges, qui gère le distributeur.

Sur le parking de la galerie marchande E.Leclerc de Saint-Amand-les-Eaux, un distributeur fournit également les clients en lait frais, tout juste importé d’une ferme située à quelque 5km. Et les consommateurs adhèrent au concept, même s’il faut payer un peu plus cher : le litre de lait coûte ici 1€, contre 30 centimes lorsqu'on l'achète directement à la ferme. Qu'importe, estime une des adeptes, puisque la qualité est au rendez-vous. Un premier pas pour consommer local et réduire les intermédiaires entre producteurs et consommateurs. 

Tous les produits ne se prêtent pas à ce système de distributeur, comme la viande ou les produits frais par exemple. Pour ceux-là, d’autres solutions se développent également.
 

Des supermarchés éthiques


De nouvelles enseignes naissent, sur le modèle du supermarché, au détail près qu’ils proposent une offre éthique. O’Tera, enseigne née à Villeneuve d’Ascq qui se développe dans la région et en Ile-de-France, propose par exemple une offre 100% locale, et s’engage à proposer au moins 60% de cette offre en circuit-court – c’est-à-dire des produits sur lesquels O’tera est le seul intermédiaire en producteurs et clients.
 


Pour les plus pressés, des  Drive fermiers ont poussés un peu partout : il suffit de faire sa sélection en ligne, et d’aller récupérer au point de collecte un panier issu des producteurs locaux.
 

Devenir « consom’acteur »


Tendance de consommation durable, les consommateurs font de plus en plus le choix du local et du circuits-courts. Bouder les grandes surfaces pour faire du bien à la planète et aux producteurs, c’est justement le but de l’opération Février sans supermarché. Initiée en 2017 par l’association En vert et contre tout, répétée en 2018, elle revient en 2019, forte de son succès. Pour « encourager les commerces indépendants, redécouvrir les épiceries de quartier, soutenir les petits producteurs, favoriser la vente en vrac et le commerce local, repeupler les marchés ou encore réapprendre à n’acheter que l’essentiel. » peut-on lire sur le site de l’association.

Léa Candaux Estevez, instigatrice du projet, explique que ce mois-test doit permettre de « tester d’autres habitudes de consommation », « pour voir celles que nous pouvons adopter dans notre vie quotidienne ou pas ».

L’important est de saisir l’occasion de se questionner sur nos principes et nos réflexes de consommation


Et pour les locavores débutants, elle insiste : « L’important est de saisir l’occasion de se questionner sur nos principes et nos réflexes de consommation. Peu importe si vous savez d’avance que vous aurez besoin d’aller une, deux ou même trois fois dans une grande surface car il n’y a pas d’alternative pour l’un ou l’autre des produits que vous consommez. » Un geste facile à mettre en place et qui ne coutera pas plus cher que le supermarché ? « Acheter le pain régulièrement chez votre boulanger ou en allant au marché une fois par semaine. » Une page Facebook regroupant conseils et bonnes adresses a été créée pour les Lillois et habitants de la région qui souhaitent relever le défi.


Infos pratiques 

La carte des drive fermiers 
La carte des supermarchés O'Tera
 

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