Thomas Cook : “L'hôtel me met dehors !” Vincent, un Nordiste, sommé de (re)payer 1900 euros en Espagne

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Le Nordiste s'apprête à dormir pendant une semaine dans la réception de l'hôtel

Par Quentin Vasseur

Comme des milliers de voyageurs passés par les services de l'agence de voyage Thomas Cook avant sa faillite, le séjour de Vincent en Espagne a tourné au cauchemar.

"L'hôtel me met dehors !" s'insurge le Lillois, qui avait réservé une chambre à l'hôtel Puente Real de Torremolinos, en face de la Méditerranée avec une agence de Thomas Cook à Tourcoing. Ce dernier n'a désormais plus accès à sa chambre, qu'il avait pourtant payée.

 

"On m'a seulement dit : 'Ce soir, vous partez'"


"On me demande de payer 1900 euros", somme correspondant à la première partie de son séjour, du 12 au 23 septembre, qui avait été réglée via l'agence de voyage désormais en faillite. Le reste de son séjour, du 24 septembre au 3 octobre, a pu être pris en charge par un fonds de garantie. "L'agence de Thomas Cook de la rue Inkermann, à Tourcoing, nous a envoyé le lien pour y souscrire lorsqu'on les a sollicités."

Le Nordiste de 40 ans l'assure : aucun dialogue n'est possible avec l'hôtel espagnol. "On m'a seulement dit : 'Ce soir, vous partez'. Je n'ai même pas eu le temps de leur dire quoi que ce soit."

"Vous payez et vous restez, ou bien vous ne payez pas et à ce moment vous ne restez plus et vous ne mangez plus" dénonce le seul client français de l'hôtel, au milieu d'une majorité d'Anglais et d'Allemands. "Beaucoup ont eu peur et ont payé."

 

"Je ne vais pas payer pour des vacances ratées !"


Or, sa compagne et lui ne veulent ni payer, ni partir, alors il compte dormir pendant le reste de son séjour à la réception de l'hôtel. Il a appelé la police, sans pour l'heure avoir de retour. "Je ne parle pas espagnol et eux ne parlent pas français."

Le Nordiste n'a en tout cas "aucune raison de partir avant le 3 octobre" car son vol n'a pas été acheté via Thomas Cook et est par conséquent toujours valide.

"Mes vacances sont déjà ratées, alors je ne vais pas payer pour des vacances ratées !" estime Vincent, qui "n'a plus rien à perdre".
 

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Tribune Nord du 30 septembre 2019

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