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Prise en charge de l'hémophilie : pas de pénurie mais une “situation de tension” pour certains médicaments

Durant la coupure d'électricité, les médicaments n'étaient plus dans un environnement stérile. / © MAXPPP/Guy Drollet
Durant la coupure d'électricité, les médicaments n'étaient plus dans un environnement stérile. / © MAXPPP/Guy Drollet

Début octobre, une panne d'électricité a touché une partie de la ville. Un laboratoire qui fabriquait des traitement pour les patients hémophiles a dû arrêter sa production pendant une heure. 

Par N.L.

"Une situation de tension, mais pas de pénurie", assure LFB médicaments. Le laboratoire lillois, qui produit des médicaments pour les patients hémophiles, a été victime de la coupure d'électricité géante qui a touché Lille au début du mois d'octobre. 

Mardi 9 octobre, l'incident laisse sans électricité le centre-ville, le Vieux-Lille et le quartier Moulins. Les feux de circulations sont à l'arrêt, et 50 000 foyers sont touchés. Une heure et demie de panne qui déstabilise la chaîne de production du laboratoire. Le groupe électrogène ne parvient pas à prendre le relais, et les médicaments en cours de fabrication ne peuvent pas bénéficier d'un univers stérile. Il faut tout jeter - une dizaine de lots au total et sept médicaments concernés.

"Nous ne sommes pas dans une crise sanitaire"


"Certains médicaments seront en rupture, mais le laboratoire a travaillé avec l'ANSM [Agence Nationale de Sécurité du Médicament] et l'Association Française des Hémophiles pour trouver des alternatives. explique LFB. Nous ne sommes pas dans une crise sanitaire." Un point de situation a été publié par l'ANSM avec les reports possibles pour les personnes concernées par l'hémophilie. 

Des traitements utilisés par les services d'urgence

Le laboratoire fabrique des médicaments à base de plasma, et notamment des perfusions, pour la prise en charge des patients hémophiles. Il gère environ 10% de la production nationale. Déjà produits à flux tendus, certains de ces traitements seront en rupture jusqu'au mois de janvier 2019. S'ils sont utilisés en grande partie par les services d'urgence des hôpitaux, certains sont nécessaire à la prise en charge chronique de l'hémophilie.

En France, environ 15 000 personnes ont une maladie hémorragique rare et plus de 7 000 personnes sont atteintes d'hémophilie, selon un recensement du réseau FranceCoag (2017). 

 

 

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