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VIDEO. Avoir un enfant après un cancer avec la cryoconservation

Aude et Benjamin vont peut-être pouvoir être parents grâce à la cryoconservation.
Aude et Benjamin vont peut-être pouvoir être parents grâce à la cryoconservation.

Aude, trentenaire remise d'un cancer, va avoir recours à l'autogreffe de tissus ovariens pour avoir un enfant. 

Par N.L.

C’est une pratique assez commune en France pour grappiller quelques précieuses années à l’horloge biologique : la congélation des ovaires ou du tissu ovarien. Le processus demande quelques efforts, mais une fois les éléments prélevés, ils sont conservables plusieurs années. Cette méthode est utilisée par des femmes craignant d’avoir des difficultés à procréer pour de nombreuses raisons. Ménopause précoce, désir d’enfant tardif ou encore, maladie.

Aude, trentenaire, est dans ce dernier cas.

Seulement deux femmes autogreffées en 10 ans

Quand elle tombe malade d’un cancer à 15 ans, l’équipe médicale lui propose à l’époque de congeler son tissu ovarien pour le préserver des effets de la chimiothérapie. Dix ans plus tard, elle s’apprête à la greffe de ses cellules ainsi conservées : « Ce n’est que du positif, témoigne la jeune femme. Ca va peut-être nous permettre d’avoir quelque chose que l’on pensait impossible. Elle reste cependant prudente. On va essayer, et puis on verra bien. »
 
La cryoconservation pour la fertilité des femmes atteintes de cancer
Un reportage de Claire Chevalier


Elle sera la deuxième femme à bénéficier d’une autogreffe de fragments ovariens à Lille. La cryoconservation est pourtant régulièrement pratiquée : en 15 ans, près de 900 femmes y ont eu recours au CH de Lille. Il est plus rare en revanche que les patientes demandent à s’en servir. Comme l’explique Dr. Christine Decanter, endocrinologue et gynécologue, « la patiente doit être totalement sortie de la maladie. Puis, il faut qu’elle ait rencontré son conjoint, et qu’elle soit en souhait de grossesse. »

Une opération peu complexe et un haut taux de réussite


Pour Aude, tous les éléments sont réunis. Elle et son compagnon Benjamin se définissent comme des « combattants », prêts à tout pour avoir un enfant – et surtout, à enchaîner les rendez-vous au CH de Lille. Une fois l’autogreffe [greffe utilisant un greffon emprunté au patient lui-même, ndlr] terminée, Aude sera suivie par le Dr. Decanter dans le processus de procréation.

Les équipes médicales se préparent à ce type d’intervention depuis plus de 10 ans. La greffe, réalisée par un robot, est une opération assez simple pour les chirurgiens. « Mais ce qui est complexe, c’est la coordination [entre les équipes] avec la décongélation, le transport du greffon et la mise en place de l’opération », explique l’un d’eux.

Les premiers bébés ainsi conçus sont nés en France il y a une dizaine d’années. Environ 80% des greffes fonctionnent : quelques moins après l’opération, les patientes retrouvent un cycle menstruel, et certaines femmes tombent même enceintes naturellement – c’est-à-dire sans recours à la procréation médicalement assistée.
 

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