Maire menacé et insulté, mobilisation de la population autour de l'élu qui envisage la démission du conseil municipal à Hantay

Samedi 17 février 2024, le maire d'Hantay, petite commune de 1 200 habitants des Weppes, a été insulté et menacé alors qu'il prenait des photos d'arbres, avant élagage. Des personnes squattant un logement social à proximité, seraient à l'origine du délit. Le maire, Jacques Montois, qui a porté plainte, envisage, avec le conseil municipal, de démissionner si rien n'est fait.

"Samedi 17 Février 2024 vers 17h30, Jacques Montois, maire d’Hantay, accompagné d’une adjointe, s’est fait agresser verbalement par un groupe d’individus du village. Le maire a été insulté, menacé de mort ainsi que sa famille. Les individus ont également proféré des menaces de viol sur son épouse et d’atteinte à ses biens. Dans ce contexte il est important que tous les habitants du village réagissent et apportent leur soutien à notre maire, afin de ne pas laisser s’installer des zones de non-droit dans la commune", rapporte un tract distribué aux villageois.

Le maire, joint par téléphone, apparaît très affecté par cette affaire. "Je n'ai pas signé pour ça, l'ensemble du conseil municipal se dévoue pour la commune, mais, là c'est trop, s'il y a un choix à faire, je préserverai ma famille". L'élu dit avoir, par ailleurs, déposé plainte, ainsi qu'une adjointe, au lendemain de leur agression, à la gendarmerie de La Bassée. Et espère que les choses bougent rapidement.

"Sentiment d'impunité"

À l'origine, samedi, une visite du maire dans une impasse de la commune où des arbres doivent être élagués. Le maire prend des photos avant travaux et pense aujourd'hui, avec le recul, que ses agresseurs, une petite dizaine de personnes, ont estimé qu'il n'avait pas le droit de venir prendre des photos ainsi, près de leur squat.

Mais, toujours selon le maire, l'affaire est sensible depuis décembre 2023, date à laquelle le bailleur social à qui appartient le logement squatté, a porté plainte pour récupérer le logement. La justice a programmé une date de comparution, en septembre 2024, mais l'édile craint qu'avec la trêve hivernale 2024-2025, les squatters restent dans cette impasse d'Hantay jusqu'au printemps 2025. "Cela renforcerait le sentiment d'impunité, déjà bien présent", commente le maire.

Un rassemblement de soutien devant la mairie d'Hantay dimanche 25 février à 11h00 est programmé "pour tous les habitants".