RÉCIT. Appel du 18 juin 1940 : comment des Nordistes ont réussi à échapper aux Allemands pour rejoindre de Gaulle

Il y a 80 ans, la Seconde Guerre Mondiale. De Gaulle espère convaincre des soldats français de poursuivre la lutte. Si des hommes aguerris choisissent de le rejoindre, le général voit aussi venir à lui de très jeunes gens sans aucune expérience militaire. Certains sont originaires de la région.
 

De Lattre de Tassigny, de Gaulle et Churchill passant en revue des soldats des Forces Libres Françaises.
De Lattre de Tassigny, de Gaulle et Churchill passant en revue des soldats des Forces Libres Françaises. © MAXPPP

En juin 1940, le Nord Pas-de-Calais est occupé et le littoral déclaré zone interdite par les Allemands. L'Angleterre n'est pas loin, pourtant il est presque impossible pour les habitants de la région d'y rejoindre le général de Gaulle pour continuer la lutte. Certains risqueront leur vie pour y parvenir et intégrer les Forces Françaises Libres.

Nous vous racontons ici l'histoire de quelques Nordistes qui ont entendu l'appel du 18 juin 40 :

De Gaulle passant en revue des troupes des Forces Françaises Libres à Londres en 1942.

L’épopée des jeunes de Fort-Mahon

En mai 1940, Pierre Lavoix (17 ans) et son frère Jean-Paul (14 ans) ont fui Douai avec leurs parents pour se réfugier à Fort-Mahon-Plage près de Berck. Ils connaissent bien cette station balnéaire, cela fait 10 ans qu’ils y passent leurs vacances. Ils sont amis avec les frères Richard, Christian et Guy, qui habitent là.

Pierre et Jean-Paul entendent leurs parents parler de l’Appel du 18 juin. Leur grand-père a combattu en 1870, leur père en 14/18 et dans la famille l’armistice signé par Pétain ne passe pas. Le littoral français est déclaré zone interdite par l’occupant. Pourtant les soldats allemands laissent les jeunes garçons sortir en mer à bord de leur canoë. Avec leurs amis, ils s’entraînent à ramer au milieu des soldats.  Il y en a beaucoup sur le littoral, Hitler veut organiser l’invasion de l’Angleterre au départ des côtes de la Manche et de la Mer du Nord.

Pierre et Jean-Paul Lavoix, Reynold Lefevre, Christian et Guy Richard en 1941.
Pierre et Jean-Paul Lavoix, Reynold Lefevre, Christian et Guy Richard en 1941. © Fondation de la France Libre

En juin 1941, Hitler a compris qu’il ne pourrait pas envahir l’Angleterre en n’ayant pas la maîtrise des mers et du ciel. Il se tourne alors vers l’Est et lance l’offensive Barbarossa contre l’Union Soviétique. Les soldats allemands se font plus rares sur la côte. A Fort-Mahon, les frères Lavoix et Richard rencontrent Reynold Lefevre, un jeune Parisien également réfugié.

En secret, ils imaginent traverser la Manche pour rejoindre les Forces Françaises Libres du général de Gaulle. Les 5 garçons s’entraînent de manière intensive en mer sur deux canoës qu’ils ont remis en état. Ils se procurent une carte des courants marins, questionnent les pêcheurs du coin. Chaque jour, ils mettent de côté un biscuit et un morceau de sucre.

Le 16 septembre, à 20h45, Jean-Paul et Pierre Lavoix sortent discrètement de la villa familiale. Ils retrouvent leurs trois amis, Reynold Lefevre, Christian et Guy Richard. Le plus âgé de l’équipe a 18 ans, le plus jeune 15 ans. Ils emportent 15 litres d’eau, 10 kilos de pain, 15 boîtes de biscuits, cent morceaux de sucre, un fusil et quelques cartouches, un réveil, deux boussoles et des gilets de sauvetage. A 21 heures, juste après le passage de la patrouille allemande et pour profiter de la marée descendante, ils mettent les canoës à l’eau.

D'un instant à l'autre nous sommes convaincus que les mitrailleuses vont crépiter.

Pierre Lavoix

Dans une interview publiée dans le journal Le Marin en mai 2000, Pierre Lavoix se souvient : « Les premiers coups de pagaie laissent d'énormes traînées horriblement phosphorescentes et d'un instant à l'autre nous sommes convaincus que les mitrailleuses vont crépiter. Il n'en est rien et nous nous écartons à toute allure, naviguant de conserve, pagayant avec rage à nous toucher tant la nuit est noire. Maintenant la mer se creuse, l'eau embarque. Là-bas derrière, on distingue la masse sombre des maisons où nous devrions être bien au chaud, au lieu d'être aspergés par les vagues qui déferlent sans cesse sur nous ».

La marée les emporte rapidement au large de la baie d’Authie, hors de la vue des sentinelles allemandes et de leurs mitrailleuses installées dans les dunes. Les garçons hissent les petites voiles qu’ils ont bricolées.

Vers minuit, une vedette allemande croise non loin des deux canoës et allume un projecteur. Les voiles sont abattues rapidement pour passer le plus inaperçu possible. Heureusement, la mer est assez forte et les vagues masquent les canoës.

On distingue parfaitement les maisons mais les éléments sont contre nous et nous sommes emportés vers le large

Pierre Lavoix

A 7 heures du matin, les deux embarcations sont au large de Boulogne-sur-Mer. Le vent et le courant les emportent vers le nord et à midi les garçons aperçoivent les côtes anglaises. « On dirait la côte française me disent les autres. L'examen de la boussole prouve qu'il n'en est rien mais nous approchons rapidement car la mer est étale et je sais déjà que nous n'arriverons pas. La mer commence à descendre, le vent remonte au nord, nous sommes épuisés, les vagues sont plus fortes ; la côte est si près qu'on distingue parfaitement les maisons mais les éléments sont contre nous et nous sommes emportés vers le large » (Pierre Lavoix). Pendant deux heures, les garçons pagaient, ils jettent les vivres, le fusil… En vain : la marée les éloigne toujours.

Vers 17 heures, un avion anglais les survole très bas. Les garçons espèrent voir rapidement des secours arriver. Deux bateaux approchent avant de faire demi-tour car la mer est de plus en plus forte. Les canoës prennent de plus en plus l’eau.

Pierre Lavoix se souvient : « Le moral est très bas. La nuit tombe, sur une étoile nous regardons la direction. Trois, dix étoiles scintillent. Exténués, nous amarrons les deux canoës l'un à l'autre. Nous nous allongeons dans le fond et sombrons dans le néant au bruit du clapotis des flots. Reynold et moi veillons à faire face aux vagues ; les autres dorment. Lorsqu'ils s'éveillent reposés et encore en vie, le courage renaît et nous dormons à notre tour. Bientôt la mer se calme. »

On nous héberge au poste et nous bourre de friandises.

Pierre Lavoix

Vers 3 heures, les deux canoës parviennent enfin au pied des falaises d’Eastbourne. En 30 heures ils ont parcouru 150 kilomètres. Les 5 garçons sont épuisés. Ils s’endorment sur les galets de la plage.

Au petit matin, 3 d’entre eux marchent jusqu’au village voisin, pendant que les deux autres longent la plage en canoë en ayant hissé un petit drapeau français. « Nous abordons et recevons un accueil enthousiaste ; on nous héberge au poste et nous bourre de friandises. Le lendemain 18 septembre, nous sommes conduits à Londres pour subir de nombreux interrogatoires. Nous sommes conduits dans les bureaux de l’Intelligence Service. » (Pierre Lavoix)

Jean-Paul et Pierre Lavoix, Reynold Lefevre, Guy et Christian Richard reçus par M. et Mme Churchill à Londres.
Jean-Paul et Pierre Lavoix, Reynold Lefevre, Guy et Christian Richard reçus par M. et Mme Churchill à Londres. © Fondation de la France Libre

Le dimanche 21 septembre, les 5 compères sont reçus par le général de Gaulle et le lendemain c’est Winston Churchill, le Premier ministre britannique, qui les accueille dans sa résidence au 10 Downing street.

Après cette extraordinaire épopée, les 5 garçons sont inscrits au lycée français de Londres. Pierre Lavoix s’engage comme marin. Il participera à la libération du Havre, de l’île de Ré, de Royan, … Les 4 autres s’engagent dans les Cadets de la France Libre, l’école d’officiers des forces de la France Libre. A partir de 1944, ils participent à la Libération. Malheureusement, à 20 ans, Reynold Lefevre est tué près d'Obernai en Alsace le 17 janvier 1945.

Un pêcheur du Portel dans le commando Kieffer

Adrien Magnier est né au Portel dans une famille de pêcheurs le 26 juillet 1924. Lors de l’invasion allemande en mai 1940, la famille fuit avec ses deux chalutiers pour se réfugier en Normandie à Port-en-Bessin. Les bateaux et leur équipage sont réquisitionnés et participent à l’Opération Dynamo à Dunkerque.

Adrien Magnier, pêcheur du Portel devenu commando
Adrien Magnier, pêcheur du Portel devenu commando © Benjamin Massieu, wiki Commando Kieffer

En octobre 1940, Adrien part avec son oncle Jean-Baptiste Wacogne à bord de son chalutier, direction l’Angleterre. Le 28 octobre il arrive aux Cornouailles et s’engage dans les forces de la France Libre. Le 24 avril 1943 à 18 ans, il obtient son brevet de fusilier marin à Achnacarry en Ecosse.

Il est alors matelot fusilier membre du 1er BFMC. Il doit participer au débarquement du 6 juin 1944 en Normandie avec les 177 Français du commando Kieffer. Malheureusement, il se blesse à l’entraînement et ne peut être présent au Jour J. Ce n’est que le 7 août qu’il retrouve son groupe de combat. Il participe alors à la bataille de Normandie, notamment lors de la libération des villes de Dives et Bavent.

Adrien Magnier à droite, membre du commando Kieffer
Adrien Magnier à droite, membre du commando Kieffer © Benjamin Massieu, wiki commando Kieffer

Le 1er novembre 1944, il débarque à Flessingue et participe aux combats en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne. Après la guerre, il reprend son travail de pêcheur au Portel et terminera sa carrière comme officier de port à Boulogne-sur-Mer (source Kieffer Le Français du Jour J, Stéphane Simonnet).

Un Dunkerquois dans les forces spéciales britanniques

Pierre Léostic est né à Dunkerque le 24 décembre 1924. En mai 1940, il se réfugie avec sa mère et ses sœurs à Porspoder dans le Finistère. Dans la nuit du 18 au 19 juin 1940, il quitte en secret la maison familiale en laissant une lettre à sa mère

Je veux être Français, Français encore, Français toujours.

Pierre Léostic, 16 ans

« Ma chère Maman, je t’en supplie, ne me blâme pas, mon sang bout dans mes veines, je rêve de porter un fusil et de m’en servir. J’ai pris cent francs et ma carte d’identité. A dieu vat ! Je veux être Français, Français encore, Français toujours». Avec des jeunes Bretons, il gagne l’île d'Ouessant à bord de la vedette Le Lupin. Un bateau anglais les emmène ensuite en Grande-Bretagne où Pierre Léostic réussit à s’engager dans les Forces Françaises Libres en mentant sur son âge.

Pierre Léostic, membre de l'Escadron français des SAS.
Pierre Léostic, membre de l'Escadron français des SAS. © Fondation de la France Libre

Il passe son brevet de parachutiste et intègre l’Escadron français du SAS (Special Air Service). Les forces spéciales britanniques tout juste créées. A Exbury, il suit un entraînement commando spécifique pour exécuter, infiltré en terrain ennemi, des missions de sabotage de matériels de militaires. Il participe alors à des opérations au Moyen-Orient, en Egypte, Syrie ou Libye et devient caporal.

Insigne des Français Libres dans les Forces Spéciales Britanniques
Insigne des Français Libres dans les Forces Spéciales Britanniques © BENELUXPIX/MAXPPP

Le 10 juin 1942, Pierre Léostic est à bord du sous-marin le Tritton au large de la Crète, une île grecque alors occupée par les Allemands. Le sous-marin fait surface et le Dunkerquois, accompagné de 5 hommes gagne le rivage en canot pneumatique. Après une marche de 35 kilomètres, le commando parvient à l’aérodrome d’Héraklion le 13 juin et détruit 23 bombardiers, un dépôt de munition et de carburant.

Le commando se replie et traverse toute l’île jusqu’au village de Krotos pour attendre le sous-marin qui les emmènera vers l’Egypte.

Mais un habitant alerte les Allemands qui envoient un détachement de 50 hommes. Le 19 juin à 18h30, 4 hommes du commando sont encerclés et refusent de se rendre. Le combat s’engage et les munitions s’épuisent rapidement.

Pierre Léostic pense pouvoir s’échapper mais il est fauché par plusieurs rafales de fusil-mitrailleur et meurt, 2 ans jour pour jour, après avoir fui la France. Les 3 autres membres du commando sont faits prisonniers. Les deux hommes qui avaient échappé à l’encerclement réussiront à monter à bord du sous-marin et à regagner l’Egypte. Les parents de Pierre Léostic apprendront son décès en 1943. En 1946, son corps sera rapatrié et inhumé dans le cimetière de Rosendaël.

L'Aumônier des Forces Françaises Libres

Dans ses Mémoires, le général de Gaulle écrit avoir visité les soldats blessés évacués depuis Dunkerque lors de l’Opération Dynamo. Sur ces 2000 blessés évacués vers l’Angleterre, 200 acceptent de poursuivre le combat avec lui. Parmi eux, un abbé : Léon Trentesaux.

L'Abbé Léon Trentesaux, sous -lieutenant de l'Armée française.
L'Abbé Léon Trentesaux, sous -lieutenant de l'Armée française. © Musée de la Résistance de Bondues

Né à Tourcoing, il est professeur au collège Saint Jacques d’Hazebrouck. En 1940, il est sous-lieutenant. Blessé pendant les combats dans le nord de la France, il réussit à gagner l’Angleterre pendant l’Opération Dynamo à Dunkerque. Il s’engage dans les Forces Françaises Libres en tant qu’aumônier du camp de Camberley, la principale base d'entraînement des Forces Françaises Libres en Angleterre.

Document signé du général de Gaulle, nommant Léon Trentesaux aumônier des Français Libres
Document signé du général de Gaulle, nommant Léon Trentesaux aumônier des Français Libres © Jean-Pierre Fitamen, site francaislibres.fr

Parmi ses missions, prendre la parole sur la BBC aux côtés de Maurice Schumann. Il doit aussi écouter, et souvent rassurer les jeunes recrues qui ont quitté leur pays et leur famille pour se jeter dans l'inconnu.

L'abbé Léon Trentesaux décèdera en 2008 à Marcq-en-Baroeul.

Un groupe d'aviateurs quittant Camberley pour Upwood le 25 août 1942, au centre dans le fond  l'Abbé Trentesaux.
Un groupe d'aviateurs quittant Camberley pour Upwood le 25 août 1942, au centre dans le fond l'Abbé Trentesaux. © Famille Trenteseau

Le destin tragique de deux aviateurs de la région

Raymond Pétain est né le 7 février 1917 à Calais, d'un père employé des postes et d'une mère repasseuse. Son patronyme ne l’empêche pas de vouloir rejoindre les Forces du général de Gaulle.

Raymond Pétain, aviateur des Forces Françaises aériennes Libres.
Raymond Pétain, aviateur des Forces Françaises aériennes Libres. © Musée de l’Ordre de la Libération

En 1939, Raymond Pétain est sergent dans l'armée de l'air. Il participe aux combats de mai/juin 1940. A la signature de l’Armistice il est en Gironde, sur la base aérienne de Cazeaux. Six jours après l'Appel du 18 juin, il prend la fuite jusqu'en Angleterre avec deux autres sergents, à bord d'un Potez 540.

Le Potez 540 est un bombardier français équipé pour le vol de nuit et capable de parcourir jusqu'à 1300 kilomètres à 350km/h.
Les premiers exemplaires furent fabriqués à Méaulte dans la Somme.
Le Potez 540 est un bombardier français équipé pour le vol de nuit et capable de parcourir jusqu'à 1300 kilomètres à 350km/h. Les premiers exemplaires furent fabriqués à Méaulte dans la Somme. © MaxPPP

Il s’engage dans les Forces françaises aériennes libres et participe aux combats en Afrique du Nord contre les Italiens et l’Africa Korps. A partir de février 1943, il combat dans les rangs du 226 Squadron de la RAF. Le 3 juillet 1943, il s’envole pour sa 76ème mission de guerre en remplacement d’un autre aviateur malade. L’objectif est une usine au nord de Gand en Belgique, qu’il faut bombarder. Le Douglas Boston III est touché par la DCA allemande et s’écrase près de Zelzate. Le sous-lieutenant Pétain est tué sur le coup et inhumé à Gand. Son corps sera rapatrié à Calais en 1949.

Jules Joire est né le 29 août 1914 à Roubaix.

Jules Joire, l'As de Roubaix
Jules Joire, l'As de Roubaix © Musée de l’Ordre de la Libération

Le 10 mai 1940, lorsque les Allemands attaquent, ils tentent de détruire une partie de l'aviation française au sol par surprise. L'escadrille de Jules Joire est basée dans le Pas-de-Calais à Norrent-Fontes. Lorsque les avions allemands approchent, il décolle et abat un bombardier Heinkel 111. L'As de Roubaix remporte encore 5 victoires aériennes au cours de 80 missions au-dessus de la Belgique, des Pays-Bas et de la France. Le 25 mai, il est touché par deux balles au cours d’un combat au-dessus d'Hesdin. Il réussit à atterrir à Beauvais puis est évacué à Douarnenez en Bretagne.

Le 18 juin, pas encore guéri, il quitte l’hôpital et monte à bord d’un bâteau de pêche, le Tébouliste. En compagnie d’une centaine d’élèves pilotes et de leurs moniteurs il parvient à Falmouth en Angleterre. Il s’engage dans les Forces aériennes françaises libres. Fait prisonnier par des forces loyales à Vichy près de Dakar au Sénégal, il est rapatrié et incarcéré en France en décembre et finalement libéré en janvier 1941.

En janvier 1943, il tente de se rendre à Alger en passant par l’Espagne pour reprendre le combat avec les Français Libres. Il est arrêté par les Espagnols et incarcéré par les autorités franquistes. En mai 1943, il réussit à passer par Gibraltar pour rejoindre Alger. Il devient pilote dans l’Escadrille « Normandie/Niemen » qui combat avec les Soviétiques sur le front de l’Est.

Timbre Escadrille "Normandie-Niemen".
Timbre Escadrille "Normandie-Niemen". © collection Gonzague Vandamme

Mais le 18 mars 1944, au-dessus de Toula en Russie, son avion et celui d’un autre pilote français se percutent lors d’un vol d’entraînement. Les deux hommes sont tués dans l’accident. Le corps de Jules Joire sera rapatrié en France et inhumé dans le cimetière militaire de Tourcoing en avril 1953.

Des femmes de la Région s'engagèrent aussi dans les Forces Françaises Libres.

Il ne s'agit là que de quelques exemples de personnes originaires du Nord et du Pas-de-Calais qui ont répondu à l'Appel du 18 juin en s'engageant dans les Forces Françaises Libres.

Fort de Bondues, l'appel du 18 juin

Au total plus de 50 000 hommes et femmes se sont portés volontaires pour se battre au sein des Forces Françaises Libres.

► Rendez-vous demain pour un nouvel épisode de cette série consacrée à l'appel du 18 juin. 

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