Roubaix : en prison, il dit vouloir "tuer du policier", une arme de guerre chargée découverte chez lui

Un détenu de la prison d'Annoeullin a proféré des menaces la semaine dernière dans l'établissement, disant vouloir "tuer du policier", et se vantant de disposer d'une arme pour ce faire. Lors d'une perquisition, la PJ de Lille a découvert une arme de guerre et des munitions chez lui, à Roubaix.
Incarcéré depuis fin 2018, mais libérable très prochainement, un détenu de la prison d'Annoeullin (Nord) risque de poursuivre son séjour derrière les barreaux, notamment pour infraction à la législation sur les armes

La semaine dernière, le prisonnier a déclaré, au sein de l'établissement pénitentiaire, avoir l'intention de "tuer du policier" et posséder une arme pour ce faire. Des paroles prises très au sérieux, et pour lesquelles la brigade criminelle de la police judiciaire de Lille a été saisie. 


Une arme de guerre dans le faux-plafond 


Jeudi 21 février, cet homme de 24 ans, bien connu des services de police pour des faits de menaces de mort, outrages, escroquerie ou encore vol par effraction, a été extrait de la prison par les enquêteurs pour les perquisitions des deux domiciles qui lui sont connus. 

Lors d'une fouille d'habitation à Roubaix, la PJ a mis la main sur un pistolet-mitrailleur de catégorie A, considéré comme arme de guerre, et d'un chargeur rempli de 25 munitions de 9 mm. Le tout était caché dans un faux-plafond. 

L'homme, connu pour sa "proximité avec le milieu radicalisé", selon une source proche du dossier, n'a fourni aucune explication sur l'origine de cette arme. Il a en revanche déclaré être "proche des thèses du Hezbollah".

Déféré samedi au parquet de Lille, il devait être jugé ce lundi en comparution immédiate. "Poursuivi pour des faits d'acquisition, de transport et de détention d'armes et de matériels de guerre, le prévenu a demandé un délai pour préparer sa défense. L'audience est donc renvoyée au 1er avril 2019. Dans l'intervalle, le tribunal l'a maintenu en détention et a ordonné une expertise psychiatrique", nous ont fait savoir les services du procureur de la république de Lille.




 
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