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Ça grince à Billy-Montigny : les instits tenus de ne pas rester dans leurs écoles le midi

Des professeurs des écoles de Billy-Montigny sandwichent dans la cour de leur école / © France TV
Des professeurs des écoles de Billy-Montigny sandwichent dans la cour de leur école / © France TV

Rififi entre le maire communiste de Billy-Montigny, Bruno Troni, et les enseignants des quatre écoles de la commune. Après son opposition à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, le maire a décidé d'interdire l'accès des instituteurs à leurs écoles entre midi et 14h00. 

Par @F3nord

Samedi dernier, une semaine après la rentrée scolaire, une réunion s'est tenue entre les parents d'élèves et l'équipe municipale dans une salle communale . "Les conseils d’école ont choisi leurs horaires sans la participation de la Ville ni des parents », s'est plaint le maire communiste Bruno Troni, cité par La Voix du Nord
Billy-Montigny : les instits poussés hors de l'école par le maire
Les horaires, mis en place sans l'aval du maire, sont les suivants :
  • Maternelle : 8 h 50 - 11 h 50 ; 13 h 45 - 16 h. Mercredi : 8 h 50 - 11 h 50.
  • Elémentaire : 8 h 30 – 12 h, 13 h 45 – 15 h 30. Mercredi, 8 h 30 - 11 h 30.
Les parents d'élèves s'en plaignent et s'en prennent du coup à la municipalité, laquelle n'a pas voulu - dans un premier temps - organiser de temps d'activités périscolaires (TAP) après la classe, ce qui aurait permis d'occuper les enfants pendant que les parents travaillent encore.

Aujourd'hui, le maire rejette la faute sur les conseils d'école et les enseignants et a décidé des représailles : les instituteurs se sont vus ainsi interdire les salles de classe et toute présence dans leurs écoles entre midi et 14 heures pour... des raisons d'hygiène !

Les enseignants s'étonnent que le maire rejette la faute sur eux, car ce dernier ne voulait pas appliquer la réforme et n'a donc pas travaillé à son organisation. Le jour de la rentrée, la préfecture du Pas-de-Calais avait même introduit un référé-liberté à l'encontre de Bruno Troni, qui avait posé une chaîne cadenassée sur les accès aux quatre écoles de la commune pour marquer son opposition aux nouveaux rythmes scolaires.

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