Beauvais : un an après l'attentat de Ouagadougou, les familles reçues à l'Elysée

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Écrit par Jeanne Blanquart

Il y a un an, les deux Beauvaisiens Eddie Touati et Arnaud Cazier ainsi que leur collègue Antonio Basto étaient tués dans l'attentat de Ouagadougou, au Burkina-Faso. Dimanche, les familles des victimes ont été reçues à l’Élysée par François Hollande.

Le 15 janvier dernier, un groupe djihadiste faisait feu sur la terrasse d'un café, à Ougadougou, au Burkina-Faso. Parmi les victimes, deux Beauvaisiens, Eddie Touati et Arnaud Cazier ainsi que leur collègue Antonio Basto. Tous les 3 étaient en voyage d'affaire pour l'entreprise pour laquelle ils travaillaient, la société de transport « Scales », à Saint Ouen.

Que s'est-il passé ? 


Les attaques commencent en début de soirée. L'attentat est rapidement revendiqué par Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique), qui publie un communiqué deux jours après l'attaque. En tout, 30 personnes, dont 22 étrangers, trouvent la mort à cette terrasse du Cappuccino, du Taxi Brousse et à l’hôtel Splendid. C'est l'attentat le plus important qu'ait connu le Burkina-Faso jusqu'alors. 

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Attentat de Ouagadougou : rappel des faits

 

Le temps du deuil


Rapidement après le drame, les familles des victimes créent l’Association pour les victimes des attentats de Ouagadougou (Avao). Lydia Duval, la soeur d'Eddie Touati, déclarait alors : "Ce sont des gens comme vous et moi qui, à la terrasse d'un restaurant se font massacrer. On est choqué. C'est comme si on avait reçu un coup sur la tête."

Une association, pour rassembler les familles des victimes, mais aussi pour comprendre ce qui s'est passé ce soir-là et "faire vivre la mémoire" de leurs proches. Ensemble, ils ont réussi à trouver des témoins de l'attentat, des personnes qui ont aidé. L'autre but est de communiquer avec d'autres associations de victimes pour s'entraider autour des démarches administratives à effectuer après un tel drame. 

 

François Hollande les a reçus


Un an jour pour jour après cet attentat, le Président de la République François Hollande a reçu les familles des victimes, dimanche. Une cérémonie s'est ensuite déroulée aux Invalides. "Il était indispensable qu'un hommage leur soit rendu, car les victimes n'ont pas de frontières", a insisté Juliette Meadel, la secrétaire d'Etat chargée de l'Aide aux victimes.


"Etre écouté, être entendu et pris en considération, ça nous réchauffe le coeur", a réagi Maverick Touati, président de l'association des victimes de Ouagadougou (AVAO), auprès de nos confrères de l'AFP. Le contexte sécuritaire ne permettait pas d'organiser une commémoration au Burkina-Faso.