Beauvais : un foyer évacué après fausse une alerte à la bombe

Le foyer Adoma a dû être évacué ce mercredi 9 octobre 2019 suite à une fausse alerte à la bombe / © Haron Tanzit / FTV
Le foyer Adoma a dû être évacué ce mercredi 9 octobre 2019 suite à une fausse alerte à la bombe / © Haron Tanzit / FTV

Une personne a annoncé détenir une bombe au foyer Adoma rue d'Anjou à Beauvais ce mercredi en fin d'après-midi. Il s'agissait d'une fausse alerte. La centaine de personnes évacuée a pu regagner les locaux en début de soirée.

Par Eline Erzilbengoa avec Haron Tanzit

Grosse frayeur ce mercredi après-midi à Beauvais. Une centaine de migrants et jeunes travailleurs du foyer Adoma situé rue d'Anjou ont dû être évacués suite à une alerte à la bombe. 

Quelques minutes plus tôt, une personne du foyer d'origine kurde a tenu des propos incohérents mentionnant "qu'il détenait une bombe en France ou en Europe, mais qu'il ne savait plus où." 
 


Dispositif de précaution mis en place

Par mesure de sécurité la mairie de Beauvais et la police ont décidé d'évacuer immédiatement le bâtiment le temps que la procédure de déminage soit réalisée. "Nous savions que gymnase Jean-Moulin se situait à proximité, nous avons donc décidé d'effectuer l'évacuation au plus vite", précise Pierre Michelino, adjoint prévention et sécurité à la maire de Beauvais.
 
Le gymnase Jean Moulin à Beauvais réquisitionné le temps du déminage au foyer Adoma - Mercredi 9 octobre 2019 / © Haron Tanzit / FTV
Le gymnase Jean Moulin à Beauvais réquisitionné le temps du déminage au foyer Adoma - Mercredi 9 octobre 2019 / © Haron Tanzit / FTV

Les équipes de déminage de Lille et Roissy se sont rendues sur place. L'appartement du résident kurde, qui a annoncé détenir une bombe, a été perquisitionné. Celui-ci a été interpellé puis placé en garde à vue.
 

Procédure exceptionnelle testée

Aux alentours de 19h, le dispositif a été levé et les résidents du foyer ont pu regagner leur appartement. "Ce n'est pas évident d'évacuer autant de personnes surtout dans un climat anxiogène comme celui-ci, mais cela nous a permis de tester le dispositif", souligne Franck Pia, premier adjoint à la mairie de Beauvais. 

"Nous avons constaté qu'il y avait eu une bonne réaction de tous les acteurs : mairie, police, démineurs, cellule psychologique mise en place, CCAS. Nous allons d'ailleurs nous réunir pour voir s'il y a des améliorations à apporter", ajoute-t-il. 
 

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