Incarcéré à Beauvais, Jawad Bendaoud condamné à 6 mois de prison pour l'agression d'un surveillant

Jawad Bendaoud a été condamné à six mois de prison pour l'agression d'un surveillant en juin 2017. / © JACQUES DEMARTHON / AFP
Jawad Bendaoud a été condamné à six mois de prison pour l'agression d'un surveillant en juin 2017. / © JACQUES DEMARTHON / AFP

Incarcéré à la prison de Beauvais, Jawad Bendaoud a été condamné à six mois de prison, ce 27 août, pour l'agression d'un surveillant en juin 2017. Le trentenaire, rendu tristement célèbre pour avoir logé les terroristes du Bataclan, a été jugé en visioconférence.

Par Valentin Pasquier avec AFP

Jawad Bendaoud, rendu tristement célèbre pour avoir logé les djihadistes du 13 novembre 2015, a été condamné ce mardi 27 août à six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Beauvais pour avoir verbalement agressé un surveillant de la maison d'arrêt en juin 2017. Poursuivi pour "outrages" et "menaces de mort" sur ce surveillant, le parquet avait requis un an de prison contre lui.

Le trentenaire a été jugé en visioconférence afin d'éviter des trajets de la maison d'arrêt au tribunal.  

En juin 2017, Bendaoud avait proféré des insultes à l'encontre d'un surveillant. Un peu plus tard dans la journée, le détenu lui aurait lancé des menaces de mort et des menaces de coups. Jawad Bendaoud lui aurait notamment dit "c'est à cause de gens comme toi qu'il y a des surveillants qui se font égorger".


Condamné en mars 2019

Jawad Bendaoud a été condamné en appel le 29 mars à quatre ans de prison pour avoir hébergé deux jihadistes des attaques du 13 novembre 2015, dont leur cerveau présumé Abdelhamid Abaaoud.

Le "logeur de Daesh" avait été relaxé en première instance en février 2018. Le 29 mars, la cour a également prononcé l'interdiction de ses droits civiques et civils pendant cinq ans.

L'individu est en détention depuis début décembre pour des menaces de mort contre une victime des attaques du 13 novembre venue témoigner lors du procès. Sa condamnation dans ce dossier a été aggravée le 27 mars en appel, passant de six mois à un an.

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