"C'était une évidence" : des professionnels de santé devenus sapeurs-pompiers dans l'Oise pour aider à la vaccination

Des professionnels de santé s'engagent auprès du Sdis de l'Oise comme sapeurs-pompiers volontaires, afin de participer à la campagne de vaccination aux côtés des soldats du feu. Parmi eux, des infirmières scolaires et des vétérinaires, désormais autorisés à vacciner contre la covid. 

Des infirmières scolaires et des vétérinaires rejoignent le service de santé des sapeurs-pompiers de l'Oise.
Des infirmières scolaires et des vétérinaires rejoignent le service de santé des sapeurs-pompiers de l'Oise. © FTV

On ne voit pas leurs sourires derrière les masques, mais la fierté se lit dans leurs yeux. Le 27 mars, une trentaine de soignants ont enfilé pour la première fois la tenue des sapeurs-pompiers. Ils ont répondu à l'appel du contrôleur général du Sdis de l'Oise, Luc Gorack, qui avait demandé à tous les professionnels de santé qui le souhaitaient et qui le pouvaient de s'engager comme pompiers volontaires, pour participer à la campagne de vaccination. 

"C'est un honneur de faire partie de ce corps d'élite, qui est un corps respectueux et bienveillant envers la population au quotidien", confie Peggy Bomy, infirmière scolaire, qui a fait partie des 26 premiers à rejoindre les rangs du Sdis de l'Oise. "C'était une évidence, en tant qu'infirmière de l'EN j'ai la chance d'avoir un peu de temps le week-end, et je prendrais sur mon temps personnel pour aider les pompiers.

"Prêter main forte", "remplir notre rôle de soignants" : tous les volontaires partagent le même discours. Disponibles et moins sollicités que leurs collègues qui travaillent dans les hôpitaux, ils n'avaient pas l'intention de regarder la campagne de vaccination se dérouler en restant les bras croisés. 

Parmi eux, on trouve également des vétérinaires, qui ont été autorisés par décret à administrer ces vaccins. Florence Dirn, présidente de l'Ordre des vétérinaires des Hauts-de-France, n'a pas hésité une seule seconde à s'engager, à peine le décret tombé. "Les vétérinaires ont tout à fait leur place, nous avons l'habitude de pratiquer des vaccins, des injections, sur des patients qui ne sont pas très coopératifs parfois, plaisante-t-elle. On est habitués à toutes les situations et c'est important pour nous de rejoindre cet élan."

Et qui sait, de cet élan naitra peut-être de nouvelles vocations. "C'est à réfléchir, mais j'y pense", confie Peggy Bomy lorsqu'on lui demande si elle envisage de s'engager auprès des sapeurs-pompiers même après la campagne de vaccination.

La semaine suivante, un nouveau groupe de volontaires a été accueilli, pour recevoir leur tenue et devenir sapeurs-pompiers. Ils seront bientôt opérationnels dans les centres de vaccination du département.
 

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