Une jeune femme attaquée au couteau par un auto-stoppeur à Chantilly : une enquête ouverte pour tentative d'homicide, violences aggravées et rébellion

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Une jeune femme a été victime d'une attaque au couteau de la part d'un individu qu'elle avait pris en stop à Chantilly dans la nuit du 17 au 18 mai. L'agresseur a pu être maîtrisé avant qu'elle ne soit blessée plus gravement. Une enquête a été ouverte par le parquet de Senlis.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 17 au 18 mai. Une jeune femme accompagnée de son compagnon prend en stop un individu à Chantilly dans l'Oise. Il leur demande de le déposer à l'hôtel Campanile situé non loin sur la commune de Gouvieux. 

Arrivé devant l'établissement hôtelier, faute de pouvoir présenter une pièce d’identité auprès du personnel d’accueil, celui-ci n’y était pas accueilli. Il s'en serait alors pris physiquement à la jeune femme en portant un couteau au niveau de son cou. "Elle aurait finalement pu se libérer de l’emprise de son agresseur grâce à l’intervention de son compagnon. Par ailleurs, plusieurs individus se seraient mêlés à l’altercation et auraient porté de très nombreux coups à l’agresseur", indique le procureur de la République de Senlis, Jean-Baptiste Bladier. 

Peu après minuit, les gendarmes interviennent et interpellent l'individu à 200 mètres du lieu des faits. Celui-ci s'étant montré menaçant, les forces de l'ordre ont "fait usage à deux reprises d’un pistolet à impulsion électrique", détaille le parquet.

Le parquet national anti-terroriste a été avisé

La victime, très choquée, ne présente que des blessures légères au niveau du cou et sur la partie haute du corps, ainsi que des excoriations au niveau des membres. Deux gendarmes ont aussi été blessés au cours de l'interpellation, selon le procureur. 

Pour le moment, le mis en cause n'a pas pu être identifié. Il présentait de nombreuses blessures et a donc dû être hospitalisé. "Il n’a pas encore été entendu, son état de santé étant jugé incompatible avec une mesure de garde à vue. Si les victimes et les gendarmes ont indiqué qu’il semblait réciter des prières en langue arabe lors de la commission des faits et au moment de son interpellation, il n’est pas possible, à ce stade, de déterminer les raisons de son passage à l’acte", indique Jean-Baptiste Bladier. 

Le parquet national anti-terroriste a été avisé. Les investigations se poursuivent sous l'autorité du parquet de Senlis. L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de Chantilly des chefs de tentative d’homicide, violences aggravées et rébellion.