Coronavirus : 183 étudiants sont testés positifs à l'université de Compiègne

Les tests Covid-19 proposés par l'Université de Compiègne à ses étudiants le 23 septembre révèlent qu'un tiers s'avère positif sur 574 élèves testés. La direction recommande à ces étudiants de rester chez eux et de suivre les cours à distance, dispositif déjà déployé depuis la rentrée.

Près de 600 étudiants de l'Université de technologie de Compiègne ont été testés le mercredi 23 septembre (photo).
Près de 600 étudiants de l'Université de technologie de Compiègne ont été testés le mercredi 23 septembre (photo). © Tristan Baudenaille-Pessotto / France Télévisions
Le 23 septembre, l'Université de technologie de Compiègne (UTC) invitait ses étudiants à un dépistage du Covid-19 sur la base du volontariat. Les résultats, dévoilés ce 30 septembre, révèlent que 183 étudiants, soit près d'un tiers des 574 étudiants testés, s'avèrent porteurs du virus. Tous ont été sommés de rester isolés une quinzaine de jours.

"Il s'agissait pour beaucoup d'entre eux de cas-contacts, de personnes qui risquaient de l'avoir. Donc il était difficile d'imaginer qu'il y ait moins de cas positifs parmi eux," tempère Odile Wachter, à la tête de la communication de l'UTC. Ces tests ne sont d'ailleurs pas encore terminés ce 30 septembre.

Vers des cours intégralement à distance ?

"Il ne s'agit pas de demander à ces 183 étudiants de rester chez eux à Compiègne, mais bien à l'ensemble des étudiants, souligne la responsable de l'UTC.
 

Tous se rencontrent en dehors de l'université, vivent en colocation bien souvent, et le virus a pu circuler depuis. On appelle les étudiants non-positifs à ne pas quitter Compiègne pour ne pas contaminer des membres de leurs familles, même si on ne peut pas leur imposer de rester isolés.

Odile Wachter, directrice de la communication de l'UTC



Pour le moment, aucun étudiant n'est malade. L'Université décidera dans les prochains jours si elle étendra à l'ensemble de ses étudiants les cours à distance. Sur les quelque 4 000 étudiants que compte l'UTC, seulement un millier continue de suivre l'enseignement en présentiel. Le système est déjà opératoire.

"Les première et deuxième années ont eu une rentrée en semi-présentiel," confie Odile Wachter, qui déplore la défiance dont sont parfois victimes ces jeunes. "À Compiègne, les étudiants sont souvent pointés du doigt par la population depuis le début de l'épidémie. Or, ce sont pour la plupart des adultes responsables qui prennent les bonnes décisions."
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