Deux têtes de sangliers découvertes sur le chantier de l'association franco-turque de Compiègne

Des ouvriers, chargés d'effectuer les travaux du nouveau local de l'association franco-turque, ont découvert deux têtes de sangliers déposées sur le sol lundi 2 novembre. Le président de l'association a décidé de porter plainte.
Le chantier de l'association franco-turque de Compiègne (flouté)
Le chantier de l'association franco-turque de Compiègne (flouté) © AFTC
C'est en se rendant sur le chantier des nouveaux locaux de l'association franco-turque de Compiègne, lundi 2 novembre aux alentours de 8h, que des ouvriers ont fait la macabre découverte. Deux têtes de sangliers ensanglantées ont été retrouvées à même le sol. Selon le président de l'association, la police s'est rendue rapidement sur place pour constater les faits et effectuer des relevés d'empreintes. 

Pour le moment le ou les auteurs des faits n'ont pas été identifiés. "On ne veut pas accuser qui que ce soit. Cela peut faire allusion au professeur assassiné ou au conflit entre la Turquie et l'Arménie, il peut y avoir plusieurs raisons", indique le président de l'association Yusuf Tuzcu qui préfère relativiser. "C'est un geste déplaisant certes mais il n'y a pas eu de dégât matériel, c'est le principal."
Le chantier de l'association franco-turque de Compiègne où ont été déposées les deux têtes de sanglier (flouté)
Le chantier de l'association franco-turque de Compiègne où ont été déposées les deux têtes de sanglier (flouté) © AFTC

"On a déjà eu des lettres de menaces"

L'association franco-turque existe à Compiègne depuis 35 ans et compte environ 700 membres. "C'est un centre culturel, où on vient aussi pratiquer. C'est un lieu où l'on échange, où l'on donne des cours : on enseigne l'arabe, le coran, l'islam... On est une communauté sage et discrète, les gens autour de nous le savent bien", affirme Yusuf Tuzcu. 

Le président de l'association reconnaît que certaines personnes étaient réticentes quant à la construction de ce nouveau local. "On a déjà eu des lettres de menaces. Quand on a acquis ce bien il y a un an, on a bien senti que des gens étaient mal à l'aise", confie-t-il. 

L'association qui vit avec les dons de ses fidèles devrait pouvoir s'installer dans ces nouveaux locaux d'ici deux ans le temps de pouvoir financer son aménagement. Son président a décidé de porter plainte et espère que l'affaire sera rapidement résolue.
 
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