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Oise : en forêt de Compiègne, des militants se mobilisent contre la chasse à courre

Un élevage de chiens d'Artois destinés à la chasse à courre, à Compiègne, le 15 septembre 2018. / © Valentine Leboeuf/France 3 Hauts-de-France
Un élevage de chiens d'Artois destinés à la chasse à courre, à Compiègne, le 15 septembre 2018. / © Valentine Leboeuf/France 3 Hauts-de-France

Dans l'Oise, la chasse à courre est ouverte jusqu'au 31 mars. Des députés ont proposé que cette pratique ancestrale soit interdite, sans succès. Pros et antis chasse à courre continuent à se regarder en chien de faïence, comme dans la forêt de Compiègne, le 15 septembre.

Par V.P. avec Valentine Leboeuf

Une trentaine de défenseurs des animaux à s'être réunis dans la matinée du 15 septembre à Compiègne. Ils se sont rassemblés là pour aller au contact des chasseurs et dénoncer une discipline violente et rétrograde.

"Pour moi, chaque être a le droit d'être et de vivre dans sa nature sans être pourchassé et tué, confie Marie-Claude Lefèvre, membre du collectif Abolissons la vénerie aujourd'hui. On n'est plus au XVe siècle. Il serait peut-être temps de s'apercevoir que l'on a évolué."

 
Le collectif Abolissons la vénerie a investi la forêt de Compiègne, le 15 septembre 2018, pour y rencontrer des chasseurs. / © Valentine Leboeuf/France 3 Hauts-de-France
Le collectif Abolissons la vénerie a investi la forêt de Compiègne, le 15 septembre 2018, pour y rencontrer des chasseurs. / © Valentine Leboeuf/France 3 Hauts-de-France


Parmi eux se trouve Bastien Lachaud, député France insoumise de la Seine-Saint-Denis. À l'automne dernier, cet élu a fait une proposition de loi cosignée par 18 parlementaires pour interdire la chasse à courre. "Cette méthode de chasse est barbare, anachronique, oligarchique. C'est un sport de riche et pour le plaisir de quelques uns, on créé de la souffrance pour l'animal. Une souffrance qui est inutile puisqu'on peut chasser sans faire souffrir l'animal," plaide le député francilien.

 
 

Juger sans connaître

Les défenseurs de la cause animale ont cherché les veneurs sans succès. Nous les avons trouvé à la fin de leur partie de chasse et pour eux, le discours des opposants ne tient pas la route. "Dans tous les sports, toutes les activités, on trouve des gens qui vont juger sans connaître, estime Jean, l'un de ces cavaliers, cor de chasse autour du cou. Je leur propose de venir voir, de découvrir, et après se donner une opinion."

Lors de la chasse à courre, "ce ne sont pas les hommes qui chassent, ce sont les chiens. Les hommes ne sont là que pour accompagner les chiens, rappelle Laurent Facques, lui aussi veneur. Les chiens sont carnivores, sont dans la chaîne alimentaire, donc ils chassent. Ça, on ne peut pas le changer, quoiqu'en disent nos opposants."

La chasse à courre est interdite dans la plupart des pays européens. En France, un sondage IFOP montre que 84% des personnes interrogées sont favorables à l'interdiction.
 

Notre reportage à Compiègne (Oise)

Oise : en forêt de Compiègne, des militants se mobilisent contre la chasse à courre
Intervenants : Marie-Claude Lefèvre, membre du collectif Abolissons la vénerie aujourd'hui, Bastien Lachaud, député La France insoumise de Seine-Saint-Denis; Jean Jaffary et Laurent Facques, veneur.


 

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