L’Université de Technologie de Compiègne développe la première voiture autonome qui se déplace grâce à des satellites

Ce prototype de voiture autonome se déplace grâce à un système de satellites européens. / © M. Maillet / FTV
Ce prototype de voiture autonome se déplace grâce à un système de satellites européens. / © M. Maillet / FTV

Pour la première fois en France, un laboratoire de recherche universitaire a fait la démonstration d’une voiture autonome. Depuis 3 ans, l’UT de Compiègne travaille avec Renault sur ce véhicule qui roule tout seul grâce à des capteurs et un système de satellites européens.
 

Par MCP avec N. Marot-Saféris et M. Lesprit

La voiture du futur se conduit-elle sans les mains ? C’est en tout cas un rêve que l’Université de Technologie de Compiègne souhaite réaliser. Depuis 3 ans, l’UTC développe un véhicule autonome où l’ordinateur est maître à bord.  

Capteurs, radars et caméras permettent à la voiture de se repérer au mètre près. Pour se déplacer, la voiture se sert du positionnement de 22 satellites européens Galiléo, placés en orbite depuis 3 ans.
 
Les premiers essais avec Galileo se déroulent à Compiègne, sur le circuit de l’UTC. "Aujourd’hui en Picardie, on montre la première application de véhicule autonome grâce à Galileo, souligne Marie Menard, de la communication GSA. C’est une première mondiale".

Ce projet "Escape" est le fruit d’un partenariat européen qui regroupe la marque Renault, l’agence européenne de navigation par satellite mais aussi des chercheurs de Picardie.  "On est parti du développement des systèmes d’aide à la conduite vers les véhicules autonomes, ajoute Philippe Xu, enseignant chercheur à l’UTC. On a une dizaine d’enseignants chercheurs qui travaillent sur tous les aspects liés aux véhicules autonomes que ce soit la perception, la localisation ou le contrôle".

Dormir ou lire au volant … un rêve qui pourrait devenir réalité. Mais qui reste encore aujourd'hui interdit par la loi.
 

Zoom sur l'Université de Technologie de Compiègne

Qu'est-ce que l'UTC ? 

C’est la plus ancienne des trois universités de technologie en France. Ces établissements publiques sont à la fois des écoles d’ingénieurs et des universités. L’UTC comprend deux volets : la formation de ses 4.400 étudiants et la recherche, grâce à huit laboratoires et 450 enseignants-chercheurs. Leurs travaux s’articulent principalement autour de trois domaines: les technologies inspirées de la biologie, les transports et les liens entre ingénierie et santé.

À quelles innovations a contribué l’UTC ces dernières années ?

Très récemment en septembre, deux étudiants de l’UTC ont été distingués pour un prototype de bracelet anti-agression. En 2015, l’école a inauguré un centre dédié à l’innovation. Parmi les projets développés : une table tactile aujourd’hui utilisée au sein de l’établissement et un réveil olfactif imaginé par un étudiant, primé par Google en 2014. Il est aujourd’hui commercialisé.

Comment se situe l’UTC par rapport aux autres universités à l’international ?

Cette année, l’UTC figure dans deux des trois systèmes de classements les plus scrutés à l’international. Parmi les établissements retenus par le Times Higher Education, elle se situe en milieu de tableau. Le QS World établit aussi des classements par domaine. En Ingénierie-Mécanique par exemple, Compiègne se positionne entre la 151e et 200e place. Mais attention: ces classements ne se basent pas sur les mêmes critères et ces choix font l’objet de critiques répétées. C’est donc un indicateur, mais limité.
 

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