Evasion de Faïd : "Une inspection dira s'il y a eu des défaillances dans la sécurité" (N.Belloubet)

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Quelques heures après l'évasion spectaculaire du braqueur récidiviste Rédoine Faïd, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, annonce qu'une mission d'inspection générale de la justice se rendra au centre pénitentiaire de Réau pour voir s'il y a eu des défaillances dans la sécurité.

Il y a "peut-être" eu des défaillances de sécurité, a reconnu la ministre de la justice, Nicole Belloubet, en parlant de l'évasion du braqueur récidiviste creillois Redoine Faïd ce dimanche. 
"Nous avons là un commando qui sans doute avait repéré les lieux par le biais de drones, que l'on a vus voler au-dessus de l'établissement", a-t-elle déclaré. "L'enquête qui est en cours, le dira certainement et qui a donc conduit à cette évasion spectaculaire en permettant à un hélicoptère de se poser sur la seule cour de la prison qui n'était pas couverte par des filins de sécurité". 
 
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Nicole Belloubet lance une inspection après l'évasion de Redoine Faïd ©FTV
Du point du vue de la ministre de la justice, les personnels n'ont commis aucune erreur dans la gestion de cet événement. 

A la question de la mise en cause du manque d'effectifs dénoncé par les syndicats, Nicole Belloubet reconnaît que le personnel affecté à l'établissement est bien de 95 %  mais elle précise que la situation n'est pas liée à une question de personnel ni de surveillance puisque "les personnes qui sont arrivées, étaient lourdement armées". 
 
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Evasion de R. Faïd : N. Belloudet remet en cause l'organisation du processus de sécurité ©FTV
 

Un homme dangereux

Au vu du passé du fugitif, Nicole Belloubet rappelle les conditions de détention de Redoine Faïd. L'homme était à l'isolement dans un quartier sécurisé. "Il a été pris en charge lorsqu'il est sorti de sa cellule par deux personnes, par un surveillant et un gradé comme cela doit être le cas".
"On savait que c'était un détenu à haut risque" et "quand il sortait de sa cellule et qu'il se rendait au parloir, il n'y avait personne sur son trajet, de sorte qu'il ne croise aucune personne autre que les surveillants qui l'accompagnaient au parloir".  

Près de 2 900 policiers et gendarmes sont mobilisés et un signalement a été diffusé sur l'ensemble du territoire.