Oise : la garde à vue du président de l'ONG Ummah Charity levée

Le président de l'organisation située dans l'Oise avait été placé en garde à vue lundi. Il a pu en sortir dans la soirée, a-t-on appris auprès du parquet de Senlis.

(Illustration)
(Illustration) © FREDERIK GILTAY - FRANCE 3
[Mise à jour du 20/10/2020 : La garde à vue de Billal Righi a été levée lundi soir sans qu’aucune charge ne soit retenue contre le président de l’ONG Ummah Charity, a indiqué ce mardi le parquet de Senlis. L’homme avait été interpellé "à l'issue d'une perquisition dite "administrative" autorisée par le juge des libertés et de la détention spécialisé", a précisé le procureur Jean-Baptiste Bladier. Il ajoute que "le refus de l'intéressé de communiquer la clé de déchiffrement de ses ordinateurs et téléphones portables" a engendré son placement en garde à vue, mais que celle-ci n'a "jamais été motivée par un quelconque lien avec l'assassinat de feu Samuel Paty".]



Billal Righi a été placé en garde à vue "à l'issue d'une perquisition dite "administrative" autorisée par le juge des libertés et de la détention spécialisé (Paris)", a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Senlis, Jean-Baptiste Bladier, confirmant une information du Figaro.

Le motif est "le refus de l'intéressé de communiquer la clé de déchiffrement de ses ordinateurs et téléphones portables", a précisé le procureur.

M. Righi avait annoncé samedi sur son compte Twitter avoir lancé une cagnotte de soutien au parent d'élève qui avait pris position contre Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie décapité vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet.
 

Il avait également adressé son "soutien" à ce "frère" au "grand coeur", avant d'annoncer, toujours sur Twitter, avoir "dû supprimer la cagnotte" à la demande de l'association de cet homme "qui craignait des pressions".
 

Fondée en 2010 et basée à Creil, Ummah Charity se présente comme une "organisation humanitaire française de solidarité internationale et de développement qui vise à alléger les souffrances des populations les plus démunies du monde".

Des opérations de police sont menées depuis lundi matin et se poursuivront dans les prochains jours contre "des dizaines d'individus" de la mouvance islamiste, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

Ces opérations, décidées à la suite du Conseil de défense tenu dimanche, ne ciblent pas des individus "en lien forcément avec l'enquête" sur l'assassinat de Samuel Paty mais visent à "faire passer un message: (...) pas une minute de répit pour les ennemis de la République", a affirmé le ministre sur Europe 1.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société