Négociations houleuses et grève à l'hôpital de Clermont-de-l'Oise

Un blocage de la bretelle de la nationale 31 a été organisé lundi. / © France 3 Picardie
Un blocage de la bretelle de la nationale 31 a été organisé lundi. / © France 3 Picardie

 Les personnels de Fitz James ont débrayé lundi et mardi, alors qu'un nouvel accord d'établissement est en négociation. Les salariés craignent pour leurs conditions de travail.

Par France 3 Picardie / ML

« Comme on a une direction qui n’entend pas et que les personnels en ont marre, je suis désolé, on vous prend un peu en otage. » Dès lundi, les syndicats du Centre Hospitalier Interdépartemental de Clermont-de-l’Oise bloquaient la bretelle de la nationale 31 au cours d’un débrayage de protestation contre les conditions de travail à Fitz James.

Alors que les syndicats de la fonction publique appellent ce mardi à une journée de mobilisation nationale, le personnel de l’hôpital a pris les devants. Un nouvel accord d’établissement est en cours de négociation avec la direction. Il suscite l’inquiétude des syndicats.

Grève à l'hôpital de Clermont-de-l'Oise
Avec Sandrine Lefèvre, assistante sociale ; Corinne Delavierre, infirmière ; Francis Dufour, secrétaire général FO CHI Clermont et Stéphan Martino, directeur du CHI de l'Oise / Reportage de Christelle Juteau-Lermechin, Marie Sicaud, Aurélien Barège et Mathieu Krim - France 3 Picardie


Les RTT au centre du conflit


Au centre des négociations : les RTT. Les salariés craignent leur suppression et une surcharge de travail. « Notre activité est beaucoup trop intense pour le nombre de personnes présentes », soupire Corinne Delavierre, infirmière. Le risque : l’épuisement du personnel et la dégradation des soins.

La direction de l’hôpital se défend de toute augmentation du temps de travail. Son projet comporte la réduction du nombre de RTT de 24 à 10 jours et un allègement des journées. « Une réorganisation », plaide Stéphan Martino, directeur du CHI de l’Oise.


Dialogue difficile


Le service minimum a été mis en place pour assurer la continuité des soins. Les professions médicales sont en effet soumises à un droit de grève réglementé et peuvent être mobilisées.

Pour Francis Dufour, secrétaire général FO,  c’est une tentative pour mettre à mal le droit de grève. « Nous avons une direction qui n’est absolument pas dans le dialogue social, accuse-t-il. Elle ne respecte rien. »

Alors que les négociations patinent, une dernière réunion est prévue entre les partenaires sociaux et la direction au cours du mois octobre. Le nouvel accord doit être mis en place en 2018.

Sur le même sujet

Extrait "Enquêtes de Région"

Près de chez vous

Les + Lus