À Noyon, les 440 élèves d'un lycée renvoyés chez eux à cause d'un champignon toxique présent dans les murs

Depuis mardi 19 octobre, les 440 élèves du lycée professionnel Charles de Bovelles à Noyon dans l'Oise ont à nouveau cours en distanciel. La présence d'un champignon potentiellement dangereux pour la santé a été repérée dans plusieurs salles de classe. Une désinfection des locaux doit être réalisée.

C'est la fuite d'un radiateur qui a révélé la situation. Lors de la rentrée scolaire, des professeurs signalent à la direction qu'il y a un dégât des eaux dans plusieurs salles de l'un des bâtiments du lycée Charles de Bovelles à Noyon dans l'Oise.

Les classes concernées sont fermées et des analyses y sont effectuées. Si les premiers résultats, tombés en septembre, ne montrent rien d'inquiétant, ceux arrivés vendredi 15 octobre mettent en lumière la présence et la propagation d'un champignon microscopique dans les murs des salles de classe.

Des élèves pris de malaises

Or, ce champignon aspergilllus est potentiellement dangereux pour la santé puisqu'il peut coloniser les poumons. La direction décide donc d'interdire l'accès au bâtiment entier. Mais plusieurs élèves disent avoir ressenti des vertiges. "Vendredi, j'ai eu la tête qui tournait, raconte Lola en seconde. Je voyais flou et j'avais envie de vomir. J'ai même dit à mes copines que je croyais que j'allais faire un malaise. Je n'arrivais plus à marcher. Et pareil pour elles : y en a qui avaient mal à la gorge, d'autres, le nez leur grattait."

Un comité d'hygiène et de sécurité est constitué lundi 18 octobre. Ses conclusions sont sans appel : le lycée doit être entièrement fermé au plus vite et jusqu'à nouvel ordre, le temps de désinfecter les salles de classe. Les 440 élèves de l'établissement ne doivent pas revenir en classe mardi 19 octobre. La centaine d'internes a été renvoyée dans leur foyer dès le lundi soir. Tous suivront leurs cours en distanciel.

Incertitude sur la rentrée

À une semaine des vacances de la Toussaint, cette décision rassure la maman de Lola : "fermer le lycée, c'est la bonne décision parce qu'on ne sait pas si c'est nocif. Il faut qu'ils règlent la situation pour que les élèves puissent reprendre les cours rapidement parce qu'on a déjà eu le Covid. Il ne faudrait pas qu'il y ait autre chose."

La désinfection des locaux doit commencer mardi 19 octobre. Mais personne ne sait si le lycée accueillera à nouveau ses élèves à la rentrée du 8 novembre. Cela dépendra des résultats d'une troisième série d'analyses prévue le 25 octobre.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
santé société