Politique : mort de Michel Roger, figure du Parti communiste dans l'Oise

Figure du parti communiste de l'Oise depuis les années 1950, Michel Roger s'est éteint à l'âge de 91 ans ce 24 novembre 2020. Élu au conseil municipal de Montataire pendant 28 ans, le militant communiste était resté impliqué dans la vie associative, et notamment dans celle du vidéo-club de la ville.
Michel Roger (à droite) et sa femme Rosa, s'entretenant avec le secrétaire départemental du PCF de l'Oise Thierry Aury.
Michel Roger (à droite) et sa femme Rosa, s'entretenant avec le secrétaire départemental du PCF de l'Oise Thierry Aury. © PCF 60
Ancien responsable du parti communiste dans l'Oise, Michel Roger est décédé dans sa 92e année ce 24 novembre 2020. Élu au conseil muncipal de Montataire (Oise) de 1959 à 1977, le militant avait été premier adjoint au maire de cette ville du bassin creillois pendant les mandats de Marcel Coene (1945-1966) et Robert Trin (1966-1983).

Michel Roger est né à Senlis en 1929 dans une famille politisée : son père, ouvrier, est encarté au Parti communiste et sa mère, femme au foyer, est sympatisante. Après une enfance marquée par le Front populaire et la guerre civile espagnole, il devient typographe. Après la Seconde Guerre mondiale, il épouse Rosa Sptusta, issue d'une famille ouvrière tchécoslovaque.

Élu à Montataire

Il adhère au PCF en 1949 et grimpe aisément les échelons de la fédération départementale de l'Oise : secrétaire de sa cellule d'entreprise, il devient secrétaire général chargé des questions paysannes puis secrétaire à la propagande de 1954 à 1965. Le parti l'investit aux élections cantonales d'avril 1958 dans le secteur de Nanteuil-le-Haudoin, puis aux législatives six mois plus tard et en 1962 dans la 3e circonscription de l'Oise. Sans succès.

Michel Roger est cependant élu au conseil municipal de Montataire en 1959 dans l'équipe du maire Marcel Coene, dont il devient le premier adjoint. Robert Trin, qui reprend la mairie en 1966, le reconduit dans ses fonctions. Parmi ses faits d'armes, on compte notamment le jumelage entre Montataire et la ville de Finsterwalde, située en République démocratique allemande (RDA), acté en 1962.

Resté engagé

À l'aise avec les mots, il fut administrateur du journal Le Patriote de l'Oise pendant ses dernières années d'existence (1942-1951). Il se mobilise aussi contre les guerres d'Indochine et d'Algérie ainsi que l'instauration de la Ve République autour du général De Gaulle (qu'il qualifie de "monarchie présidentielle") dans les colonnes des pages de l'Oise de L'Humanité dimanche. Il avait aussi rédigé en 2004 Une vie à Montataire, brochure consacrée à son engagement politique local.

En retrait de la vie politique, Michel Roger restait engagé dans le milieu associatif du bassin creillois, que ce soit au sein des retraités de la CGT, de l'amicale des vétérans du PCF ou du vidéo-club de Montataire.

Dans cette dernière occupation, "il avait d'ailleurs eu à cœur de contribuer à recueillir les témoignages de militantes et militants qui avaient participé aux luttes de cette époque, des documents précieux pour la mémoire et l'Histoire," note Thierry Aury, actuel secrétaire départemental du Parti communiste dans l'Oise, qui présente ses condoléances à la famille du défunt.
 
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