Plus de 500 tombes du cimetière d'Houdain ont été la cible de vols d'objets en métaux

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Dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 janvier, des vols d'objets liturgiques en métaux (laiton, cuivre, bronze) ont été commis sur plus de 500 tombes selon la mairie d'Houdain. Vraisemblablement pour être revendus.

C'est un vol d'une ampleur rare. Dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 janvier, des pilleurs se sont attaqués aux tombes du cimetière du bois des tours, à Houdain, dans le Pas-de-Calais.

Leur cible ? Les objets d'ornements en métaux (laiton, cuivre ou bronze), certainement destinés à la revente. Par exemple : des croix, des christs ou encore des plaques posés ou scellés aux tombes. 

La mairie estime que "plus de 500 tombes" ont été touchées. La police, lors des premières constatations, en avait dénombré une quarantaine.

"Les gens sont tristes et en détresse", témoigne la maire de la commune, Isabelle Ruckebusch. C'est quelque chose de grave à laquelle on ne s'attendait pas."

Une enquête ouverte

Mercredi matin, lorsque le gardien du cimetière ouvre le portail aux alentours de 10 heures, il découvre les traces laissées par les voleurs. Un tas d'objets était entreposé devant l'entrée. D'autres jonchaient le sol dans les allées. "Ils n'ont pas été emportés parce qu'ils n'avaient pas de valeur sûrement", avance la maire.

Certaines sépultures ont été dégradées lors des vols, mais aucune profanation n'a été observée. "Il n'y a pas eu de graffiti ou d'inscription", précise Dominique Milson, chef de circonscription du commissariat de police de Bruay-la-Buissière.

Les propriétaires de tombes qui ont constatés des vols sont appelés à déposer une plainte au commissariat de police de Bruay-la-Buissière. À ce jour, 25 personnes l'ont déjà fait. Une enquête a été ouverte pour retrouver les auteurs des faits.

"Personne n'a rien entendu"

Mais la localisation du cimetière, éloignée du centre-ville et des habitations, n'aidera pas les enquêteurs. "Nous avons déjà réalisé une enquête de voisinage, mais personne n'a rien entendu, explique le commandant Milson. Puis, il n'y a pas de caméra de surveillance dans cette zone."