• DÉCOUVERTE
  • MÉTÉO
  • VOS RENDEZ-VOUS
  • économie
  • FAITS DIVERS
  • POLITIQUE

Bruay-la-Buissière : elles volent chez Babou, sont identifiées sur Facebook, reviennent et sont prises en flagrant délit

© Capture Google Streetview & Facebook
© Capture Google Streetview & Facebook

Le post Facebook a été supprimé depuis.

Par Quentin Vasseur

Elles auront tenté leur chance une fois de trop... Deux femmes ont été prises en flagrant délit de vol à l'étalage, ce mardi au magasin Babou de Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais). Petite particularité : elles étaient déjà venues la veille et avaient été affichées sur Facebook à partir des images de vidéosurveillance. 

"Celle-ci est de dos mais sache que nous avons aussi celles de face" prévenait l'enseigne bruaysienne dans un post Facebook qui a depuis été supprimé. 
 
Le post Facebook, supprimé depuis. / © Facebook
Le post Facebook, supprimé depuis. / © Facebook

Mais en concluant son message par "je vous dis à très bientôt" la directrice du magasin ne pensait pas si bien dire : les deux voleuses présumées sont retournées le lendemain même sur les lieux. "De retour ce jour en plus !" s'indignait la gérante dans un commentaire en-dessous de la publication dans l'après-midi, avant d'ajouter que toutes deux avaient été "prises en flag".

Nous avons joint la gérante du magasin au moment où cette dernière, en compagnie d'agents de police, s'apprêtait à porter plainte au commssariat. On ignore si les deux voleuses présumées ont été interpellées. Quelques minutes plus tard en tout cas, la publication et ses commentaires ont été supprimés de la page Facebook du magasin.

 

Manœuvre risquée

Car la manœuvre comporte des risques, et ce n'est pas la première fois qu'un commerce est sous le feu des projecteurs, loin de là. En novembre, nous avions joint à ce sujet Blandine Poidevin, avocate spécialisée dans la question, sur le risque de poursuites. 

"Il y a un risque, au titre de l'atteinte à la présomption d'innocence" etimait-elle alors. "La victime n'a pas de pouvoir de police. Ce n'est pas à la victime de mener l'enquête. La victime peut envoyer les éléments à la police qui va s'en servir pour mener un certain nombre d'enquêtes."
 
ASKIP : vidéosurveillance et cambriolages, l'arroseur arrosé

Sur le même sujet

Evacuation du campement des gilets jaunes d'Abbeville

Les + Lus